Saint-Gilles indignée

Suivant les exemples espagnols, plusieurs dizaines de personnes ont installé un campement sur la place Marie-Janson, appelée aussi « Carré Hôtel des Monnaies », le grand espace qui jouxte le Parvis. Au coeur de leurs revendications : une démocratie plus participative et un changement des modèles économiques qui guident l’action des gouvernements et les instances internationales (FMI, Banque mondiale, etc.).

Ils organisent des assemblées, débats, animations (y compris pour enfants),…

N’hésitez pas à y passer : le dialogue y est vite noué avec les participants !

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2 réflexions sur “Saint-Gilles indignée

  1. Ah ouaiiiiis, super hein Alain, Ecolo tiens sa petite vague baba-révoltée bien sage pour se faire un peu de moumousse médiatique dans ce désert de négociation institutionnelle tataresque. Il faut dire qu’après le vote sur le regroupement familial, Ecolo-Groen est carbonisée auprès des classes moyennes non bobos qui trinquent pendant que d’autres ne rêvent qu’à laisser bien ouvertes les fenêtres des frontières aux paquets de certains immigrants qui n’ont d’autres ambitions (bien compréhensibles)que de s’installer bien pénards dans le hamac social du circuit « demande d’asile déboutée », mariage blanc et CPAS (et maintenant, ce sont toutes les nationalités-naturalisées belges qui vont subir les conséquences des abus de certains allochtones). Le problème mon gars, c’est que cette attitude d’aveuglement politique de gauche, ce n’est plus tenable, la Région Bruxelles s’explose démographiquement et dans le chômage et elle ne tient pas les cordons de sa bourse (problème du financement décidé au niveau fédéral où le carousel des négociation est bloqué). Alors, il faut se réveiller parce que les petites utopies babacool 40 ans après mai ’68, ça ne fera pas le poids face au combat contre l’extrême droite flamingante. Je suis bien d’accord avec Bernard Wesphael, « Jean-Claude Defossé pose les bonnes questions. Si les progressistes ne se penchent pas sur le communautarisme, en particulier à Bruxelles, nous laisserons définitivement ces sujets essentiels à la droite réactionnaire et aux fascistes ».

    • Bonjour,
      Je suis d’accord avec vous sur le fait que les classes populaires et les classes moyennes sont pressées comme des citrons, entre, d’une part la précarisation de l’emploi et des prestations sociales et, d’autre part, l’augmentation de certains coûts (à Bruxelles, celui du logement, déjà…). La crise de 2008, suivie des politiques d’austérité mises en oeuvre par les Etats pour rétablir leurs finances publiques, mises à mal par cette crise et par le soutien massif aux banques, a clairement des effets néfastes sur la qualité de vie des populations. Les personnes qui s’ « indignent », comme à Saint-Gilles, expriment d’ailleurs le même type de malaise (en dehors de tout soutien politique, y compris d’Ecolo… il s’agit évidemment d’un mouvement indépendant).
      Je ne vous suis pas concernant les liens que vous faites avec l’immigration. Les immigrés ne sont pas responsables de la crise et en sont également victimes. Par ailleurs, il est globalement démontré que l’impact économique de l’immigration n’est pas négatif : il y a bien entendu des coûts, mais aussi des effets positifs (les immigrés sont une main d’oeuvre en plus, des clients, etc.). « Le cliché selon lequel les sans-papiers vont prendre le travail des natifs ne résiste pas aux études existantes; celui qui voit dans l’immigré une sangsue vidant les caisses de la sécurité sociale est manifestement erroné; l’immigration a une contribution plutôt positive aux finances publiques. » concluait il y a deux ans un article de La Libre consacré à la question, en faisant référence à une étude scientifique fouillée (http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/526404/immigration-plutot-positif-pour-les-finances-publiques.html).
      Concernant les problèmes de cohabitation et de cohésion sociale rencontrés dans les quartiers multiculturels, il ne faut pas les nier. Ceci dit, les comportement soit délictueux, soit de repli identitaire et de racisme sont minoritaires, quelle que soit la minorité qu’on regarde. La majorité des personnes immigrées ou d’origine étrangère veulent vivre en harmonie avec leur voisins et trouver leur place dans la société bruxelloise. Ecolo propose cependant qu’un véritable parcours d’accueil soit proposé et encouragé pour les nouveaux migrants avec apprentissage de la langue, cours de citoyenneté et impulsion vers l’insertion socio professionnelle. Il n’est en effet pas admissible de laisser aller la société vers du cloisonnement entre les communautés. Il y a un post là-dessus plus loin sur mon blog, en vue d’un colloque sur la question le 8 juin prochain.

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