Non à l’instrumentalisation de l’immigration pour renforcer les sous-nationalités à Bruxelles !

Plus de 100 personnes – des acteurs de terrain, pour l’essentiel – ont participé à notre colloque ce mercredi 8 juin sur l’accueil des migrants à Bruxelles. Avec des conclusions claires.

La matinée a été consacrée à des auditions et mini-débats avec différents spécialistes : associations francophones et néerlandophones actives avec les migrants, universitaires, coupole, point de contact européens,… Des ateliers participatifs ont pris place l’après-midi autour des thématiques des politiques d’inburgering, de l’aspect institutionnel (Région, Communautés ou Communes à la manœuvre à Bruxelles) et de l’impact d’une politique d’accueil des migrants sur la cohésion sociale dans la ville.

Lors des conclusions, Elke Van den Brandt, députée régionale Groen!, a rappelé que, pour tous les Verts, la question de l’immigration doit pouvoir être abordée sans tabou, mais toujours dans le respect de la dignité des personnes. Une référence claire aux débats actuellement en cours au niveau du Parlement fédéral. Par ailleurs, au niveau régional, il est en tout cas indispensable d’organiser une véritable politique d’accueil pour les étrangers. La maîtrise des langues, les cours de citoyenneté et les parcours d’insertion sociale et professionnelle doivent être des outils d’émancipation pour les étrangers, sur base volontaire, mais encouragée. Pour Groen!, le signal envoyé récemment par le Ministre flamand Pascal Smet d’exclure les sans-papiers de ce type de dispositif va dans la mauvaise direction. A Bruxelles, cette politique doit être gérée de manière commune entre francophones et néerlandophones, comme Ecolo et Groen! l’avaient rappelé dans leur note institutionnelle commune au conciliateur royal Johan Vande Lanotte.

Demander à des migrants de choisir entre un système francophone ou  néerlandophone est absurde !

Je me suis moi même félicité de l’existence d’une récente note commune aux divers gouvernements francophones (CF, Cocof et RW) concernant l’accueil des primo-arrivants. J’en ai expliqué les grandes lignes aux participants. Cette note est un premier pas vers la mise en œuvre d’une politique volontariste d’accueil, toujours absente pour le moment côté francophone. Au niveau bruxellois, j’ai  cependant exprimé l’absolue nécessité de coordonner les choses entre francophones et néerlandophones. A Bruxelles, demander à des migrants de choisir d’entrer dans un système ou parcours soit francophone, soit néerlandophone est tout à fait absurde. C’est la porte ouverte à l’utilisation de l’immigration pour renforcer des systèmes de sous-nationalités au sein de la Région, dont nous ne voulons pas ! D’ailleurs, l’accord de majorité Cocof prévoit bien que la politique d’accueil des primo-arrivants doit être traitée au sein de la conférence interministérielle « social-santé », dans laquelle se retrouvent aussi bien les francophones que les néerlandophones.

Outre l’enjeu institutionnel, nous avons aussi rappelé dans les conclusions l’importance de ne pas oublier l’expertise associative en la matière : il est bon que les pouvoirs publics impulsent et posent de manière claire et cohérente le cadre de la politique, mais en incluant de manière effective les associations de terrain, souvent à l’œuvre depuis des décennies avec ce public particulier.

Presse
L’article de La libre sur notre colloque
Le communiqué de presse sur le site Ecolo

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