Une ré-élection douce-amère

Les élections de ce dimanche 25 mai ont enfin livré leur verdict complet. Je fais partie du groupe des 8 élus Ecolo au Parlement bruxellois ; j’y reviens.

Le premier perdant de ces élections me semble sans conteste le vote électronique. Un système cher, parfaitement opaque et inefficace. Le fait que les citoyens « normaux » perdent le contrôle des élections, laissées aux mains des techniciens, est déjà grave en soi. Mais si, en plus, la technologie est si peu fiable qu’elle met 48 heures à livrer les résultats, alors que le vote électronique est censé améliorer les vitesses de dépouillement, c’est encore plus insensé. Ecolo réclame depuis fort longtemps le retour au vote papier qui est, de loin, le plus démocratique et le plus fiable. Vu le bug de cette année, tous les partis semblent abonder dans le même sens. Mais je sens qu’il faudra être bien vigilant pour que, dans 4 ans et demi, pour les prochaines élections, on soit bien passé au vote papier.

Dans le registre politique cette-fois, il est incontestable qu’Ecolo prend une claque. Une claque douloureuse personnellement et collectivement. Les mandataires sortants (dont je suis), les ministres, les cadres et, bien entendu, la direction du parti, doivent assumer cet échec. L’endosser. Pas pour une sorte de plaisir malsain d’auto-flagellation, mais parce que c’est indispensable si on veut avoir un socle sain pour bâtir l’écologie politique de demain. A mes yeux, ça passera par une re-connexion du parti avec lui-même ; par le rétablissement de liens plus forts encore entre tous les étages de la fusée Ecolo, des militants au poste de commande. Il faudra aussi se donner les moyens de reprendre une confiance plus entière et assumée en nous-mêmes, en notre projet politique, en nos propositions et projets concrets. Ainsi qu’en la manière dont le parti fonctionne. Notre Manifeste politique de 2013 est une excellente base, qui fait l’unanimité en interne. Nous devrons aussi viser la cohérence et la lisibilité, ce qui nous a sans doute un peu manqué ces dernières années, sur quelques dossiers emblématiques. Nous n’avons, par ailleurs, jamais oublié la société civile, avec laquelle Ecolo est en dialogue quasi-constant. Mais, là aussi, il faudra resserrer les liens, dans une démarche empathique, d’écoute et, le cas échéant, de relais. Enfin, nous devrons trouver, ou plutôt retrouver, la recette pour rendre Ecolo à nouveau non seulement sympathique, mais aussi désirable aux yeux d’une large part de la population. Le travail est colossal. Mais je sens, dans la foulée d’une campagne très mobilisatrice et collective, que militants et élus ne demandent qu’à retrousser encore leurs manches. La motivation, l’envie de faire vivre et croître l’écologie politique, est là et bien là. Nous ne sommes pas abattus. Mais au contraire debout, prêts à avancer.

affiche merciJ’en serai, donc. Triste parce que le score est mauvais et qu’il signifie des départs vraiment douloureux de mandataires et travailleurs, de personnes épatantes. Triste, mais motivé comme jamais. Dans les starting-blocks. Et fier d’être de ceux qui participeront à la suite. Reconnaissant aussi par rapport à toutes les personnes qui ont voté pour moi (merci, merci et encore merci, très sincèrement…) et par rapport à l’assemblée qui m’avait confié la 5ème place sur la liste cette-fois-ci. Je voudrais enfin adresser un merci particulier à quelques personnes, Ecolo ou sympathisant.e.s, qui ont été des soutiens importants et même parfois très très importants dans ces derniers mois, parce que je ne conçois pas le travail politique, y compris les campagnes électorales, autrement que collectivement; je pense en tout cas à Catherine Morenville, Mathieu De Backer, Bruno Nys, Marie De Schrijver, Adi Chesson, Zakia Khattabi, Barbara Trachte, Magali Plovie, Arnaud Pinxteren, Ahmed Mouhssin, Vincent Vanhalewyn, Dominique Braeckman, Martine Cornil et Christophe Derenne. Et puis il y a les autres soutiens, que je ne nomme pas ici parce qu’ils sont dans des sphères personnelles, mais certainement pas parce qu’ils seraient moins importants !

C’est donc reparti pour 5 ans. Il y a du pain sur la planche pour un Bruxelles plus juste et plus vert, j’en ai bien conscience. A tout bientôt pour la suite des évènements !

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