Il est urgent de tracer l’avenir du Fonds d’impulsion à la politique des immigrés (FIPI)

Le fonds d’impulsion à la politique des immigrés (FIPI), représente un budget d’un peu moins d’1 millions d’euros à Bruxelles et concerne des dizaines d’associations. Sa réforme est annoncée pour 2016, mais Rudi Vervoort, le ministre en charge, ne semble pas pressé de concerter, ni de communiquer sur les futures orientations.

Initialement prévu comme fonds d’impulsion, le FIPI est devenu progressivement un financement récurrent pour certaines communes et associations et un complément important aux moyens de cohésion sociale. A la suite de la VIe réforme de l’Etat, ce Fonds a été transféré aux entités fédérées et donc pour partie à la Commission communautaire française (Cocof).

Une réforme du Fonds a été annoncée pour 2016, mais alors que la Cocof le gère depuis cette année, aucune concertation jusqu’ici n’a encore été menée avec les associations concernées; aucune ligne directrice, ni hypothèse de travail n’est communiquée. C’est le flou absolu quand on interroge le ministre en charge, Rudi Vervoort, comme je l’ai fait en plénière du Parlement Cocof le vendredi 3 avril dernier. Tout au plus a-t-on appris que les budgets FIPI et cohésion sociale ne seront pas fusionnés, ce qui semblait pourtant une voie logique, vu la complémentarité des objectifs et vu le fait que, dans nombre de communes, les fonds FIPI et cohésion sociale sont déjà gérées de manière conjointe.

IMG_1464L’avenir de ce fonds, devenu quasi structurel pour nombre d’associations, comporte de vrais enjeux : soit garder les moyens pour des soutiens à des actions spécifiques (par exemple de l’impulsion de projets innovants), soit un lien très fort avec la politique structurelle de cohésion sociale (où les projets sont agréés pour 5 ans), soit un mixte. Si on revient vers un fonds d’impulsion et qu’on soutient par ce biais des actions innovantes, comme le demandent certains, va se poser la question de la pérennité ensuite de ces actions : comment les soutenir au-delà de l’impulsion si elles s’avèrent pertinentes ? Ici encore, pas de réponse à nos interpellations… Rien non plus sur un possible financement en lien avec le nouveau décret d’accueil des primo-arrivants.

Manifestement, cette politique essentielle pour le vivre ensemble à Bruxelles ne semble pas être au centre des préoccupations du ministre. Alors que les associations doivent maintenant répondre à l’appel à projets FIPI 2015 et qu’on est à la veille du démarrage du nouveau quinquennat cohésion sociale, il reste à peine 8 mois avant que la réforme FIPI ne prenne effet et pour effectuer les éventuelles modifications de législation nécessaires. Il est plus que temps de mener les concertations nécessaires et de communiquer sur les futures orientations.

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