Social et santé : le gouvernement fait l’éloge de la lenteur, mais les besoins sont là

Bruxelles disposera-t-elle bientôt d’une offre services sociaux et de santé adaptée aux besoins de sa population ? La Région bruxelloise va-t-elle saisir les opportunité offertes par le 6ème réforme pour lancer une véritable politique sociale et de santé qui soit cohérente, ambitieuse et coordonnée pour toute la Région ? La réponse à cette question est négative, si l’on en croit les débats de ce ce vendredi au Parlement bruxellois, suite, entre autres, aux interpellations de ma part.

Pour rappel, la réforme a en effet eu pour effet de transférer d’importantes compétences en matière sociale et de santé vers les entités fédérées. Un an après l’entrée en vigueur de ces transferts, les choses avancent en Flandre et en Wallonie. À Bruxelles en revanche, aucune décision n’a encore été prise sur l’organisation de ces politiques pourtant essentielles pour les Bruxellois-es.

IMG_1786Certes, le Collège réuni de la Commission communautaire commune a adopté un avant-projet d’ordonnance en première lecture en novembre, mais depuis lors, le texte n’a toujours pas été envoyé au Conseil d’État. Motif avancé par le ministre Gosuin : il est important de consulter les acteurs (partenaires sociaux, organismes assureurs, prestataires de soins, etc.). Nous ne pouvons que saluer cette volonté d’associer les premiers concernés. Seulement voilà : ces consultations n’ont toujours pas débuté, six mois après l’adoption de la première version du texte. Six mois de perdus, donc.

Gosuin a visiblement le temps. Mais on ne sait pas de quoi

Pourquoi cet immobilisme ? On ne le saura pas. Tout juste aura-t-on droit de la part du ministre à un sibyllin « Le temps nous impose d’attendre » (sic) En attendant, ceux qui attendent, ce sont les Bruxellois-es… et les services, qui n’ont toujours aucune indication sur d’éventuelles nouvelles règles, sur les modes de financement, etc. Ces services offrent pourtant des prestations importantes pour la population. On parle ici des allocations familiales, de soins à domicile, de maisons de repos, des habitations protégées, du soutien à la première ligne de soins, etc.

Pire encore : alors que certains de ces services sont passés d’une entité bruxelloise à un autre (de la Commission communautaire française vers la Commission communautaire commune), ces deux entités, composées pourtant des mêmes ministres, ne se parlent pas entre elles pour organiser les modalités pratiques, comme le transfert de fonctionnaires ! On a maintenant des fonctionnaire Cocof sans travail et des dossiers à la Cocom non traités pour faute de manque de personnel…

Alors certes, nous sommes demandeurs de concertations avec les secteurs. Mais nous demandons que le Gouvernement bruxellois s’active : qu’il soumette de réelles options à le concertation plutôt que de temporiser en ne faisant rien ! Prendre le temps, c’est sans doute nécessaire, mais en perdre par manque de volontarisme et par incapacité à tracer des lignes, c’est une faute.

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