Un enfant sur quatre en danger à Bruxelles : Rudi réveille-toi !

A Bruxelles, un enfant sur quatre vit dans une famille dans la pauvreté ou en grand risque de pauvreté. Si depuis le début de la crise, le nombre de familles de chômeurs est en augmentation dans toutes les Régions du pays, c’est Bruxelles qui détient le record avec un enfant sur quatre qui vit dans une famille où personne ne travaille, record y compris au niveau européen ! Et le Gouvernement régional, son Ministre-Président Rudi Vervoort en tête, a l’esprit ailleurs.

enfants_pauvreteCe constat alarmant de pauvreté infantile ressort des statistiques publiées ce mardi par le service de placement flamand, le VDAB, et le groupe de recherche Steunpunt Werk.

Cette situation est plus qu’interpellante et appelle des réponses concrètes et rapides. Or, au niveau de la Région bruxelloise, on a fortement l’impression que Rudi Vervoort ne prend pas la mesure du problème et reste les bras ballants, avec comme unique projet politique la réalisation de ses « grands pôles de développement ». C’est d’une stratégie 2016 dont les enfants bruxellois ont besoin. La Région doit impulser un véritable plan de lutte contre la pauvreté et si elle ne détient pas toutes les clés, son trousseau est bien rempli, il est temps d’en user.

Trois pistes (parmi d’autres)

1. Les Gouvernements Di Rupo et Michel ont pris des mesures qui engendrent de la pauvreté : réforme du temps partiel, augmentation de la dégressivité des allocations de chômage du gouvernement, exclusions du chômage, réforme prochaine du Projet individualisé d’intégration sociale (CPAS). Ces mesures ont un impact très particulier sur Bruxelles, où le taux de chômage est supérieur, ainsi que le nombre de familles monoparentales. Rudi Vervoort doit oser dire stop ! La Région (compétences sociales et emploi), mais aussi les CPAS et les communes doivent se lever. Elles peuvent et doivent exiger des concertations avec le Fédéral et se faire entendre.

2. Autre clé : améliorer l’accès au logement. A Bruxelles, près de 200.000 ménages bruxellois peinent à trouver des logements corrects abordables et y consacrent une large part de leurs maigres revenus. Les loyers augmentent et il y a trop peu de logements sociaux. Les solutions existent : augmenter le nombre de logements sociaux (via les charges d’urbanisme notamment) et réguler le prix des loyers (la Région est désormais compétente). Or, le Gouvernement bruxellois patine.

3. On le sait les places en crèches sont trop peu nombreuses et les premières à en pâtir sont les familles monoparentales et familles défavorisées. Même chose pour les écoles, Bruxelles manque de places, le coût de l’enseignement renforce les inégalités et les décrochages y sont plus nombreux. La Région doit prendre ses responsabilités : elle a les leviers pour créer ses propres crèches et planifier les ouvertures des écoles. Par exemple, la Région (via la Cocom) doit à notre sens se donner les moyens d’ouvrir, agréer et gérer des crèches « bilingues » à Bruxelles et donc mettre des moyens supplémentaires. Bruxelles a été refinancé, c’est aussi pour répondre aux défis de notre jeunesse !

Alain Maron
Député ECOLO, chef de groupe au Parlement francophone bruxellois

Zoé Genot
Cheffe de groupe ECOLO au Parlement régional bruxellois

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