Bruxelles doit (encore) mieux respirer !

5+5=10
Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.
Proposition 3 : améliorer l’environnement pour améliorer la santé de tous les Bruxellois

En 2013, Bruxelles a été classée 2e au concours « Capitale verte européenne ». Ce résultat est dû aux actions menées depuis 10 ans par les ministres écologistes : création d’une promenade verte de 63 kilomètres qui ceinture Bruxelles, inauguration à Tour et Taxis – le 8 mai prochain – du plus grand parc créé à Bruxelles depuis plus de 100 ans, diminution de 25 % de la consommation d’énergie et des émissions de CO² par habitant.image blog esp verts

Parce que les espaces verts et la présence de la nature ne sont ni un luxe ni une perte d’espace, mais constituent un atout environnemental, économique et social pour une ville ou un quartier, nous voulons intensifier cette politique et :
– assurer à chaque Bruxellois une offre d’espaces verts et récréatifs accessibles à moins de 300m de chez soi ;
– multiplier les espaces ludiques de qualité pour faire de Bruxelles une ville « enfants admis » ;
définir une stratégie régionale favorisant la diversité des usages des espaces publics, par exemple pour la création de potagers individuels ou communautaires et de jardins collectifs ;
– lancer des appels à projets d’appropriation temporaire de l’espace public, comme à Paris (« Paris respire ») ou à New York (« New York Plaza Programme ») ;
– faire de Bruxelles une Région sans pesticide pour préserver la santé de tous ses habitants.

Et parce que la pollution atmosphérique tue chaque année 7 millions de personnes dans le monde, nous voulons aussi améliorer la qualité de l’air et rééquilibrer l’espace public afin de mieux partager celui-ci et de permettre aux piétons et cyclistes de circuler en toute sécurité, ainsi que généraliser progressivement le 30 km/h sur l’ensemble des voiries à Bruxelles, à l’exception des axes de transit.

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De nouvelles écoles pour une nouvelle jeunesse !

5+5=10
Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 2 : de nouvelles écoles pour une nouvelle jeunesse !

Tout le monde le sait désormais : Bruxelles connaît une explosion démographique importante depuis quelques années. La population augmente trois fois plus vite qu’en Flandre ou en Wallonie, et devrait dépasser le 1,2 million d’habitants d’ici à 2020.

Par ailleurs, alors que les deux autres Régions connaissent surtout une augmentation de la population la plus âgée, c’est l’inverse chez nous : il y a de plus en plus d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes à Bruxelles.

Et c’est une bonne chose ! Pour nous, la jeunesse est une richesse, car elle est porteuse d’idées, d’énergie, d’espoir. Nous avons donc une responsabilité : faire en sorte que cette génération ne soit pas une génération sacrifiée, sans perspectives d’avenir, notamment en matière d’emploi.

ecole blog

 

C’est pourquoi il est prioritaire d’investir dans l’enseignement. Les écoles bruxelloises sont proches de la saturation : plus de 95 % de taux d’occupation. Ces cinq dernières années, le ministre Ecolo des Bâtiments scolaires, Jean-Marc Nollet, a débloqué des budgets afin de créer plus de 20 000 places supplémentaires dans les écoles bruxelloises ! Il faut poursuivre ces efforts, et mettre en place un monitoring permanent des places disponibles, afin de pouvoir évaluer finement la situation et répondre au plus vite aux futurs besoins.

Mais une école, ce ne sont pas que des briques ! Il faut aussi soutenir les femmes et les hommes qui choisissent le métier d’enseignant-e : cela passe notamment par un renforcement de la formation, tant initiale qu’en cours de carrière ; par la mise en place de systèmes d’accompagnement des jeunes profs ; en les outillant pour comprendre et gérer la diversité de leurs élèves ; etc.

Et surtout, nous pensons que ces nouvelles écoles sont une formidable opportunité !

Opportunité pour mettre en place des projets pédagogiques innovants, accessibles à tous, enthousiasmants pour les équipes pédagogiques, les parents, les élèves. Des projets qui misent sur les pédagogies qui rendent les enfants acteurs de leurs propres apprentissages, des projets qui luttent concrètement contre l’échec scolaire et la relégation en visant à développer toutes les formes d’intelligence et à faire évoluer tous les enfants ensemble, jusqu’à 14 ans au moins, des projets qui dès les maternelles renforcent en même temps la maîtrise de la langue de l’enseignement et utilisent la diversité des élèves comme richesse pédagogique au profit de tous.

Saisissons cette chance pour offrir à chaque jeune bruxellois les meilleures chances de trouver leur place dans la société !

Un concept innovant pour améliorer l’accès à la propriété des Bruxellois

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 1 : Le Community land trust (CLT), une alliance entre pouvoirs publics, associations et citoyens pour rendre possible l’accès à la propriété, y compris pour des publics précaires.

Nous voulons que davantage de Bruxellois puissent devenir propriétaires d’un logement. Le fait d’être propriétaire de son logement n’est pas nécessairement une fin en soi, néanmoins, beaucoup de personnes souhaitent le devenir et les avantages existent indéniablement : la propriété est une forme d’épargne-pension, il y a moins de risque de perdre son logement, on ne dépend pas de quelqu’un d’autre pour améliorer son espace de vie, etc.

Aujourd’hui, l’accès à la propriété est compliqué ou impossible pour nombre de personnes, malgré les dispositifs d’aides existants (Fonds du logement, SDRB/CityDev, etc .). Il faut améliorer la situation. Nous souhaitons aussi renforcer, dans le temps, la dimension sociale de la politique régionale de promotion du logement acquisitif. La propriété ne peut être un luxe pour riches.

Le Community Land Trust, ou Alliance foncière régionale, permet de rencontrer ces deux objectifs. C’est pourquoi nous voulons absolument continuer à développer cet outil innovant dont les bases ont été posées durant cette législature, à l’initiative de l’associatif et avec le soutien d’Ecolo. Dès 2009, le secrétaire d’Etat au Logement, Christos Doulkeridis, a lancé une étude de faisabilité. Dans la foulée, la Région bruxelloise a mené à une première expérience à Anderlecht (rue Verheyden – 7 logements et espaces collectifs), et une seconde est prévue à Molenbeek (32 appartements rue Vandenpeereboom). Une définition du concept, rebaptisé Alliance foncière régionale, a été introduite dans le Code du Logement et une structure régionale agréée et financée par la Région. La voie est ouverte, concrètement !

Le CLT : pas de magie, des résultats

Le monde associatif, les habitants, et les pouvoirs publics se retrouvent dans cette structure qui ouvre l’accès à la propriété à des personnes ayant des revenus insuffisants pour acquérir de manière « classique ». Le Community Land Trust, grâce aux subventions publiques, acquiert des terrains et les gère. Le principe : séparer la propriété du sol de la propriété du bâtiment : seul le bâti est acheté par le bénéficiaire, permettant de faire baisser de façon significative le prix du bien. Un second financement vise à ce que le remboursement du crédit hypothécaire (contracté auprès du Fonds du logement) ne dépasse pas 30 % des revenus.

Pour le moment, à qui s’adresse-t-on dans les expériences en cours ? Le soutien régional au CLT est conditionné au fait que les revenus des futurs propriétaires soient, au maximum, équivalents aux plafonds de revenus du Fonds du logement dans sa politique des prêts hypothécaires. Mais la structure CLT tente également de faire accéder au système des personnes dont les revenus sont proches du revenu d’intégration (CPAS).

D’autres caractéristiques viennent bétonner la visée sociale de l’initiative : en cas de revente, le propriétaire du logement reçoit la valeur de son achat initial et une partie de la plus-value (25 % minimum), le capital constitué devant permettre d’envisager l’achat d’un autre bien. De son côté, le CLT reste propriétaire du foncier, touche une part de la plus-value, et réinvestit le tout pour aider d’autres familles à devenir propriétaires. Les moyens régionaux investis sont ainsi récupérés, le bien est protégé d’un alignement aux prix du marché.

Autre particularité, la gouvernance : deux tiers des organes de décision sont composés d’habitants et du monde associatif ou d’acteurs locaux, un tiers est composé des pouvoirs publics subventionnant le CLT.