Victoire ! Le projet de trémie, balafre avenue Fonsny, semble abandonné

Depuis des décennies, la STIB veut mettre en souterrain les trams qui passent avenue Fonsny (actuellement les 81 et 82). Après l’avenue du Roi, les trams plongeraient vers de nouveaux quais souterrains à la station gare du Midi actuelle, puis vers la future station Constitution, appelée à remplacer la station Lemonnier. Un projet titanesque hyper coûteux (200 millions d’euros!), qui offre peu d’avantages, surtout au regard du coût. Et qui a de gros inconvénients, comme le creusement d’une trémie, un trou béant de plusieurs centaines de mètres de long au beau milieu de l’avenue Fonsny, ainsi que la disparition de l’arrêt Suède. Sans compter que l’accessibilité des trams en sous-sol est toujours inférieure à la surface (il faut emprunter escaliers, escalators ou ascenseurs… ce qui n’est pas toujours évident si on est chargé, avec enfants ou à mobilité réduite pour l’une ou l’autre raison).

Ce projet avait jusqu’ici été soutenu par la Région et la Commune. Il figure en tout cas dans le schéma directeur Midi, lancé sous l’ère Picqué comme Ministre-Président et finalisé par Rudi Vervoort.

Ecolo et Groen ont marqué leur désaccord par rapport à ce projet depuis plusieurs années. J’ai moi-même interpellé sur cette question à la fois au Parlement régional et au Conseil communal de Saint-Gilles.

Depuis quelques mois, la Commune de Saint-Gilles semble doucement changer d’avis et exprime un discours plus circonspect concernant la trémie Fonsny. L’approche des élections de 2018 peut être ? Toujours est-il que, fin avril, respectivement au Parlement régional et au Conseil communal, le Ministre-Président Vervoort et le bourgmestre Picqué se sont clairement exprimés en disant que des alternatives à la mise en souterrain du tram étaient concrètement à l’étude dans le cadre de l’étude d’incidence sur la station Constitution. Le tunnel n’est plus la seule option, mais ne semble même plus l’option favorisée. Charles Picqué allant jusqu’à dire, en séance publique du Conseil communal le 27 avril dernier, qu’il pensait, suite à des contacts et négociations avec la STIB, que le projet de trémie serait certainement abandonné et que le tram resterait en surface !

C’est une victoire claire pour tous ceux qui veulent des transports en commun efficaces et des améliorations rapides des lignes de tram via des solutions pragmatiques. Ceux qui pensent que le quartier du Midi ne peut, une fois de plus, être victime de projets aux conséquences urbanistiques plus que douteuses et qui ne répondent pas aux besoins des habitants. Ecolo a rendu publiques des alternatives crédibles à la mise en souterrain des trams et à la « métroisation » des lignes 3-4 (voir illustration jointe et l’article de la DH / La Libre. De premiers pas semblent posés dans la bonne direction !

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Quartier du Midi : il faut maintenant sortir des plans mégalos et impliquer les habitants !

A l’occasion d’un débat en commission Développement territorial ce 16 novembre, nous avons appris, de la bouche de Rudi Vervoort, Ministre-Président de la Région, que la SNCB a renoncé à investir dans les abords de la gare du Midi. Il y aura 80 millions pour modifier l’intérieur de la gare et les quais, mais rien pour l’extérieur.

Concrètement, rien ne se passera au niveau des « quadrilatères », les grands espaces qui se trouvent sous les voies qui sont surélevées entre la gare et la petite ceinture. Les choses resteront en l’état. Bien sûr, la SNCB pourrait, pour la énième fois, changer d’avis, mais nous pensons qu’il ne faut pas trop tabler là dessus. Car la rénovation de ces espaces coûterait cher, mais aussi aussi pour des raisons de sécurité : si un jour un problème devait survenir dans un de ces espaces, sous les voies, cela pourrait entraîner le blocage de la moité du trafic train du pays, qui passe par là !

midi-tourLe Ministre-Président a également annoncé que le schéma directeur Midi, approuvé en janvier dernier, serait transformé en PAD – Plan d’aménagement directeur-, un nouveau dispositif, avec force réglementaire, prévu dans le futur Cobat (Code bruxellois d’aménagement du territoire) annoncé pour dans quelques mois. Il y a donc une possibilité de revoir le schéma et de lancer un véritable processus participatif. Le futur PAD doit être plus réaliste, plus opérationnel, plus connecté à la réalité que le Schéma directeur, qui est dépassé dès sa naissance.

Alors que faire ? Depuis des années, nous réclamons que le schéma directeur Midi se recentre sur des objectifs réalistes, ne soit pas un plan megalo, incertain et qui mettra 20 ans à être réalisé, comme les plans précédents (les PPAS antérieurs « Picqué » de 1992/1995, désastreux d’un point de vue urbanistique, sont seulement en phase d’achèvement). Nous plaidons pour un Plan qui mise sur les réaménagements d’espaces publics qui sont de maîtrise régionale et pour lesquels la Région dispose de budgets, y compris via Beliris. Que la Région agisse là où elle maîtrise les choses et rapidement ! Un plan qui ne s’appuie pas de manière excessive sur des éléments extérieurs très incertains, comme les intentions des promoteurs privés ou encore celles des filiales immobilières de la SNCB… La Région doit sortir de la dépendance et avancer. Le quartier du Midi ne doit pas redevenir un énorme chantier de 20 ans, soumis à des plans délirants. Misons sur de nouveaux aménagements de l’avenue Fonsny, de l’esplanade de l’Europe, de la place Horta, de la petite ceinture (passage entre esplanade de l’Europe et Boulevard du Centre) qui fassent la part belle aux déplacements piétons, aux transports en commun de surface, à l’art urbain, à la mixité des fonctions, à la verdurisation ! Ces espaces sont actuellement horribles, il faut d’urgence des aménagements dignes du 21ème siècle.

Nous demandons également que la Région renonce à creuser une trémie tram au milieu de l’avenue Fonsy. Le tram 81 doit rester en surface et passer soit par la rue Couverte, comme actuellement, soit par la rue de l’Argonne pour traverser les voies. La mise en souterrain se justifie d’autant moins qu’on sait maintenant que SNCB n’investira pas dans la rue couverte et son prolongement, les quadrilatères. L’idée de faire un « chemin piéton » sous les voies, de la gare, via la rue couverte, vers la petite ceinture, est à l’eau… autant donc contribuer à y faire passer le tram.

Par ailleurs, notons que le projet pharaonesque de nouvelle gare internationale souterraine au Midi et de nouvelle jonction Nord-Midi est aussi abandonné par la SNCB.

Alain Maron,
député régional

Des éléphants blancs au Midi ?

La Région se dote d’un nouveau schéma directeur pour le quartier du Midi. Il est très ambitieux, avec de gros projets. Mais plusieurs d’entre eux semblent problématiques. Il y a surtout l’impression que les moyens ne suivront pas, et que beaucoup d’éléments ne se réaliseront pas. Ce schéma risque de devenir un cimetière d' »éléphants blancs », ces réalisations publiques d’envergure, souvent plus coûteuses que bénéfiques, ou ne répondant pas à des besoins réels.

Ca y est… Le gouvernement régional a approuvé la première mouture d’un nouveau « schéma directeur » pour le quartier du Midi fin avril, qui a été présenté fin juin au Parlement régional par le Bureau d’étude qui l’a réalisé. Objectif: transformer le quartier en deux phases d’ici 2020 et 2025/2030. On en reprend pour 15 ans, donc. Au moins.

Pour rappel, le quartier a déjà été massivement transformé par les Plans particuliers d’affectation du sol (PPAS) de 1992 et 1996… qui ne sont pas encore tout à fait concrétisés, par ailleurs.

Rattraper les erreurs du passé récent

Le menu présente, ceci dit, des éléments intéressants :
– une révision complète des espaces publics avec une bien meilleure attention à leur qualité globale et leur praticabilité pour les piétons;
– une refonte complète de la « rue couverte » qui passe sous les voies de chemin de fer, ainsi que des « quadrilatères », la grande zone sous ces voies;
– une place pour les vélos (pistes cyclables nouvelles et grand parking vélo);
– une « verdurisation » via plantation massive d’arbres (avec quand même des questions pratiques concernant les espaces massivement et très intensivement occupés par le marché du Midi tous les dimanches… Ces arbres risquent d’être rapidement abîmés);
– une ré introduction d’équipements collectifs (équipements culturels, de jeunesse,…).

Fonsny 2015Il est vrai que la situation actuelle, issue des PPAS des années ’90, ne peut perdurer. Les espaces publics sont médiocres, dangereux, indignes des abords de la principale gare du pays et porte d’entrée de la capitale de l’Europe pour les voyageurs internationaux. L’Agence de développement territorial (ADT), un organisme régional, l’a elle-même diagnostiqué dans sa note d’orientation pour le quartier de 2012.

Rentabiliser le foncier et donc faire rentrer des mètres carrés au chausse-pied

Le groupe privé Atenor, propriétaire d’une parcelle près de la tour du Midi, veut la rentabiliser, en construisant le maximum de mètres carrés. D’où le projet « Victor » avec 3 tours, dont la plus haute est juste un peu plus basse que la tour du Midi (150 mètres de haut). Ce projet est globalement validé par le schéma directeur, même si le nombre de mètres carrés de bureaux est légèrement revu à la baisse au profit du logement (60.000 m² de bureaux pour 37.500 m² de logement, soit 62 % de bureaux quand même !)

schéma Midi 2015Le projet valide aussi les projets de bureaux de la SNCB, le long de l’avenue Fonsny. Et, « en compensation », des tours de bureaux du côté de la rue de France.

Au total, si on accumule les projets, on en arrive à un nombre total de mètres carrés de bureaux qui oscille entre 182.000 et 251.000, et entre 195.500 et 228.000 m² de logement. Soit un total qui varie entre 380.000 et 480.000 m². A mettre en parallèle avec les 300.000 m² issus des PPAS des années ’90 et toujours pas entièrement finalisés !

A noter que l’essentiel des projets de bureaux arrivent en phase 1 (avant 2020) tandis que l’essentiel des projets de logement sont relégués en phase 2 (2025-2030). Autant dire que, si on est quasi sûrs que le projet Victor d’Atenor se fera, les projets de logement sont, à ce stade, assez hautement hypothétiques. C’est d’autant plus grave que si on désire « rendre vie » à ce quartier, il y aurait lieu de commencer par le logement et les équipements collectifs. Les bureaux en plus ne vont améliorer en rien la situation d’un quartier qui manque de vie de façon générale , mais surtout en soirée et le week-end.

Par ailleurs, les implantations et les gabarits prévus posent question dans bien des cas. On a souvent l’impression qu’on a fait rentrer les immeubles « au chausse-pied ».

Un impact économique inconnu

Lors de l’audition des auteurs de projets, nous avons essayé de savoir si des études avaient été effectuées pour mesurer l’impact de la mise sur le marché de telles surfaces supplémentaires de bureaux, mais aussi de commerces (qui seront implantés dans les quadrilatères et au « pied » des divers projets de tours). La réponse fut négative.

Les 300.000 m² pour l’essentiel de bureaux et hôtels construits dans la cadre des PPAS antérieurs ont mis quasi 20 ans à être réalisés puis absorbés par le marché. Quid cette fois-ci, vu le contexte économique ? Quant aux commerces, ne vont-ils pas concurrencer ceux du centre-ville, mais aussi ceux qui existent déjà dans la zone midi et les autres noyaux commerciaux de Saint-Gilles et Anderlecht ? On navigue à vue…

On entend d’ailleurs déjà que, si la SNCB construit ses nouveaux bureaux, elle délaissera ceux qui se trouvent au coin Mérode-Fonsny-rue d’Angleterre , réalisés il y a 15 ans dans le cadre du PPAS Fonsny 2, et qui se retrouveront vides sans nécessairement trouver preneurs…

L’avenue Fonsny balafrée

Le schéma directeur valide aussi une très ancienne marotte de la STIB: la mise en souterrain des trams, en creusant une trémie (une entrée de tunnel) avenue Fonsny. Le tram partant ensuite  vers la station STIB souterraine Gare du Midi, puis la future station souterraine Constitution, avant de remonter sur la petite ceinture, direction du Canal.

Le « balafrage » de l’avenue Fonsny est une catastrophe urbanistique. Cette avenue est déjà peu sympathique aujourd’hui , mais avec de nouveaux immeubles de hauts gabarits installés sur le talus, plus une trémie au milieu, il y a fort à parier qu’elle devienne carrément glauque et encore plus difficile à franchir par les piétons (notamment tous ceux qui sortent de la gare par le couloir sud). Rappelons que cette avenue est un des axes d’entrée/sortie de Bruxelles, mais également qu’elle est habitée sur un très large tronçon. Cette décision est d’autant plus mauvaise qu’il existe des solution alternative en surface, en faisant passer le tram par la rue d’Argonne, là où elle passe sous les voies.

Par ailleurs, le schéma prévoit que le niveau de pression automobile dans le quartier ne diminue pas. L’objectif est simplement de la maintenir au niveau actuel, pourtant assez insupportable. Et pour y arriver malgré les milliers d’utilisateurs en plus de la zone, il est question de construire un parking de délestage près du Ring (non prévu dans les plans du gouvernement par ailleurs) et de mettre en place une navette spéciale entre ce parking et le quartier du Midi. Une idée un peu folklorique quand on sait les besoins cruciaux d’investissement en transports en commun par ailleurs, au profit des navetteurs, mais aussi des Bruxellois (qui ici n’y gagneraient rien).

C’est un vrai schéma, réaliste et crédible, qu’il faut

Le schéma directeur sous sa forme actuelle repose en partie sur du sable. Par exemple, le projet de gare internationale de la SNCB n’y figure pas. Si la SNCB devait s’engager dans ce projet, cela remettrait en cause le phasage mais aussi une partie du contenu de la phase 2 du schéma.

Par ailleurs, les intentions de la SNCB ne sont pas claires concernant ses projets immobiliers et les projets sur son propre foncier (excepté le travail sur les quadrilatères, qui semble acquis). L’époque est à la réduction des risques financiers et la contraction des investissements publics.

Une partie des réaménagements d’espaces publics seront financés par les charges d’urbanisme et dépendent donc de la délivrance de permis… dont les demandes ne seront peut être jamais déposées.

Je plaide pour un schéma directeur « resserré », centré essentiellement sur les espaces publics et la création parcimonieuse et urbanistiquement intelligente de logements et équipements collectifs, avec des objectifs réalistes et un calendrier qui soit crédible.

Ce schéma-ci, adopté par le Gouvernement, semble principalement fait sur mesure pour des projets immobiliers à la fois incertains et à l’utilité publique hasardeuse. Sans compter des options de mobilité tout simplement mauvaises.

Il faut passer à autre chose, sous peine de rééditer les erreurs du passé et risquer de soumettre à nouveau le quartier à 25 ans d’errements et de traumatismes.

Un nouveau Parvis, sinon rien ?

Le jeudi 4 septembre dernier, une exposition sur le réaménagement à venir du Parvis de Saint-Gilles a été inaugurée à la Maison du Peuple. La soirée de vernissage a incontestablement rencontré un certain succès, mais l’exposition n’a été accessible que quelques jours ensuite. Une expo assez légère : quelques panneaux pour illustrer les 4 projets « finalistes » de la procédure, ainsi que le projet finalement retenu, avec peu d’explications. Elle permet néanmoins de se faire une idée assez précise du projet élu, basée sur une complète destruction-reconstruction de la voirie du Parvis, à partir de la rue de Moscou au jusqu’au bas de la rue du Fort.

A l’occasion du Conseil communal du 11 septembre dernier, j’ai interpellé le Collège, au nom du groupe Ecolo-Groen, sur l’avenir du Parvis. De quoi obtenir quelques informations : le permis devrait être déposé en 2015, on est parti pour 2 ans de travaux sur 2016-2017 (le Parvis devra être ouvert complètement pour les câbles et canalisations d’abord puis pour les travaux proprement dits) et le financement de l’opération est assuré par la commune sur fonds propres (il n’y a pas de subvention régionale ou fédérale).

Le point le plus positif du projet, à nos yeux, est que la connexion entre le petit et le grand Parvis (le passage de la chaussée de Waterloo) sera facilitée. La chaussée sera rétrécie et surélevée au même niveau que tout le Parvis : il y aura donc une voirie « continue » et la traversée piétonne, qui est actuellement dangereuse et mal fichue, sera plus aisée et devrait être sécurisée.

Opportunité, arbres et participation

Dans les mois qui viennent, nous serons en tout cas particulièrement attentifs à divers éléments :

La question de l’opportunité elle-même du projet. Le projet retenu ne nous semble pas en soi problématique, sauf sur certains aspects, comme la disparition totale des arbres. Mais une alternative légère, avec une « mise à jour du Parvis » (réparations, nouvel éclairage, nouveau mobilier urbain, travail sur la chaussée de Waterloo et sa traversée), ne serait-elle pas finalement plus opportune ? Le Parvis fonctionne en fait très bien ; il n’y a pas de souci particulier au niveau de son utilisation actuelle et les aménagements prévus ne visent pas à modifier les fonctions. Dit autrement : après les travaux, ça sera assez incontestablement plus joli, mais ça ne changera rien à la manière d’utiliser le lieu. Le jeu en vaut-il dès lors la chandelle ? D’autant que l’argent sur fonds propres investi là ne le sera pas ailleurs par la commune, alors que les besoins sont criants sur d’autres fonctions (nouvelles places en crèches, écoles, voiries en mauvais état,…).

Le projet pour la place Janson

Le projet pour la place Janson

Que se passe-t-il avec le Carré Hôtel des Monnaies (la place Marie Janson), qui jouxte le Parvis ? Le débat au Conseil a fait émerger que les travaux sur le Parvis allaient retarder d’autant l’aménagement de cette place. C’est problématique, d’autant que cet espace-là, dont l’aménagement date du début de l’ère Picqué, pose problème et mérite très largement d’être tout à fait modifié. L’exposition du Maître Architecte actuellement en cours nous a permis de découvrir la maquette de l’aménagement prévu : un parking sous-terrain avec, en guise de toiture, un « centre d’interprétation » Art Nouveau accueillant, à l’horizontale, une façade ancienne que Charles Picqué s’est attribué alors qu’il était encore Ministre régional de l’Urbanisme ; un parc devant occuper le reste de l’espace. Pas sûr que ce centre d’interprétation et ce parking sous-terrain payant répondent véritablement aux besoins et attentes des Saint-Gillois…

– Il faut garantir de la participation en amont du dépôt du permis. Ne pas se contenter des procédures légales une fois le permis déposé. Le Parvis est le coeur de la commune : les habitants, les commerçants et les utilisateurs doivent nécessairement être concertés. Il faut mobiliser l’intelligence collective ! L’échevine s’est engagée sur ce point, parlant de « consultation populaire »… mais il est probable que ses mots aient dépassé sa pensée…

– La problématique des arbres. Les débats suites aux questions d’Aziz Albishari et moi même pour le groupe Ecolo-Groen ont montré qu’il était tout à fait possible d’avoir des arbres grands et sains sur une bonne part du Parvis. Les arbres actuels sont pour la plupart en mauvais état, mais c’est tout simplement parce qu’ils ne bénéficient que d’un trop petit nombre de mètres cube de terre; l’implantation de départ a été mal conçue.

Le bruit. Les nouveaux aménagements ne peuvent amener à des terrasses encore plus grandes, qui rendront le Parvis et les alentours invivables pour cause de nuisances sonores.  Le rapport sur les incidences environnementales réalisé dans le cadre du plan particulier pour l’aménagement de la place Janson avait d’ailleurs pointé qu’on avait atteint une limite maximale au niveau des nuisances sonores dans la zone.

Sur ce dossier emblématique, il est hors de question que les choses soient mal faites. Et hors de question aussi que la volonté communale de rendre le Parvis encore plus branché et attractif pour les utilisateurs extérieurs, la volonté de « gentrification », ne se fasse au détriment des habitants.  N’hésitez pas à venir vers moi ou vers mes collègues du groupe Ecolo-Groen au Conseil si vous avez des questions, remarques ou appréciations !

 

Ecolo-Groen obtient de moderniser et démocratiser le Conseil communal à Saint-Gilles !

Le groupe Ecolo-Groen a déposé la semaine passée un projet complet de nouveau règlement d’ordre intérieur du Conseil communal à Saint-Gilles. La majorité nous a proposé de ne pas mettre au vote le texte lors du conseil communal de ce jeudi 27 mars, mais de le faire le mois prochain, après une réunion de travail avec tous les groupes, en vue d’amender notre texte. Nous avons accepté.

Le conseil communal de Saint-Gilles, à notre initiative, aura donc bientôt un nouveau règlement d’ordre intérieur. Il était en effet plus que temps de dépoussiérer le règlement actuel et de l’adapter à la fois aux nouvelles législations, mais aussi et surtout à de nouveaux objectifs au niveau de la transparence, de la participation et de l’augmentation de la qualité du travail des conseillers.

manif conseil communal
Notre proposition intègre les éléments suivants :

– possibilité de présidence du Conseil par quelqu’un d’autre que le Bourgmestre (le PS s’était montré favorable il y a quelques mois, mais, maintenant, Mr Picqué semble accroché au siège de président du Conseil) ;

– facilitation des interpellations citoyennes et possibilité de mini débat au Conseil suite à celles-ci ;

– instauration de commissions de travail effectives à partir du Conseil ;

– permission automatique de filmer, enregistrer et diffuser les débats au conseil (l’idée étant, à terme, d’aller vers une diffusion en streaming) ;

– mise en place d’un droit d’interpellation général (et pas seulement un droit à poser des questions techniques, comme jusqu’à présent), conformément aux dernières modifications de la loi communale ;

– un véritable compte-rendu synthétique des débats, mis en ligne sur le site de la commune (avec mise en évidence des débats liés aux questions et interpellations des conseillers) dans un délai de 5 semaines.

A la demande d’Ecolo-Groen, une réunion de travail s’est tenue avec la majorité il y a quelques mois concernant la mise à jour du ROI du conseil. Nous avions formellement envoyé début septembre la liste des éléments à modifier dans ce ROI, à notre sens, avec promesse de la majorité de lancer le travail effectif de modification pour fin septembre. Las d’attendre celle-ci, nous avons donc déposé notre propre texte, pour activer les choses. Avec résultat : un nouveau ROI sera voté en avril !

Notre proposition de ROI : ROI Ecolo-Groen 2014

2 millions, sinon rien (ou la cécité de Charles Picqué)

Lors de la rédaction de son budget 2014, la Commune de Saint-Gilles s’est trompée de 2 millions d’euros. Suite à une « erreur d’encodage », 2 millions d’euros, qui concernent des dépenses de personnel, ont été oubliés et n’ont tout simplement pas été inscrits au budget !

Cette erreur n’a été constatée par la Commune que suite aux questions du groupe Ecolo-Groen, en groupe de travail précédent le Conseil communal du 6 février, au cours duquel le budget devait être approuvé. Nous ne comprenions pas les flux financiers et autres transferts liés au personnel, entre services. Des éléments nous semblaient illogiques. Nous avons donc demandé une note complète explicative faisant le lien entre les modifications budgétaires et l’organigramme par services. C’est, semble-t-il, en rédigeant cette note qu’ils se sont aperçus du problème.

deux budgets - un seul correct

Toujours est-il que le budget a ensuite été retiré in extremis de l’ordre du jour (du jamais vu) et qu’un tout nouveau budget nous a été soumis, à l’occasion du Conseil communal suivant, le 27 février dernier. Plus de 300 articles ont été modifiés entre les deux versions. Les 2 millions ont été rattrapés, pour l’essentiel, par : un report de l’indexation du personnel à 2015 (700.000 euros), un tour de passe-passe entre le budget de la Régie foncière communale et le budget communal (450.000 euros… qui sont par ailleurs toujours inscrits dans les deux budgets à ce jour !) et une augmentation du déficit (qui passe à près de 600.000 euros).

Cette histoire pose pour nous question. Comment un budget comportant une grossière erreur de 2 millions a-t-il pu passer tous les filtres: contrôles internes de l’Administration, visa par l’échevin des Finances, passage en comité d’accompagnement, approbation par le Collège, passage par la tutelle régionale…. ? Pourquoi a-t-il fallu attendre les questions techniques de l’opposition, en bout de procédure et juste avant le passage au Conseil communal pour approbation, pour que des sonnettes d’alarme commencent à tinter ?

C’est d’autant plus interpellant à Saint-Gilles, commune dont le Bourgmestre, Charles Picqué, a été Ministre régional en charge de la tutelle sur les pouvoirs locaux pendant de nombreuses années et jusqu’en mai 2013. Il devrait normalement en connaitre un morceau, sur les budgets communaux…

Ordre du jour du conseil communal du 27 juin 2013

Lors de ce Conseil, je défendrai la motion en faveur d’un réseau express Bruxelles (REB) en complément du RER et poserai des questions sur les projets d’aménagement du Parvis et de ses alentours.

Un souffle nouveau pour Saint-Gilles!

L'Hôtel de ville de Saint-Gilles (source: Brusselspictures)Jeudi aura lieu le dernier conseil communal avant l’été. Et comme soeur Anne, nous ne voyons toujours rien venir : pas plus de déclaration de politique générale à l’ordre du jour de ce conseil que ceux de mars, avril et mai ! La majorité PS-MR n’aurait-elle pas de vue d’ensemble sur ce qu’elle veut faire durant cette législature?  Saint-Gilles est en effet la seule commune de la Région bruxelloise qui n’a toujours pas présenté de déclaration de politique générale et de plan d’investissement triennal au conseil communal.

Outre l’absence de ce point majeur,  le Groupe Ecolo-Groen a identifié dans l’ordre du jour du Conseil de ce 27 juin deux points particulièrement intéressants :

  • l’approbation de l’acquisition d’une partie du site de l’ECAM (rue du Tir) pièce maîtresse du contrat de quartier « Bosnie » pour y développer une école, une salle de sport pour les habitants du quartier, un espace vert…

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