Le quartier du Midi boit le calice jusqu’à la lie

Lors du Conseil communal de ce jeudi 14 décembre, j’ai à nouveau interrogé le Collège sur les atermoiements dans la gestion urbanistique du quartier du Midi. La situation des immeubles toujours debout dans la zone circonscrite par les rues Mérode, Claes, Norvège et Suède est en effet calamiteuse et source de nombreux problèmes. Le quartier subit depuis 20 ans les plans d’aménagement régionaux et communaux et les dernières opérations se passent, comme d’habitude, de manière peu humaine et respectueuse pour les riverains. La Commune et la Région n’auront décidément rien réussi à faire correctement dans ce quartier !

Les maisons, qui ont été expropriées par la Région et dont on a chassé les habitants, pourrissent sur pieds depuis des mois : fenêtres cassées, toitures trouées, … le spectacle est désolant. Ces maisons sont aussi squattées, alors qu’elles n’ont plus ni eau, ni chauffage, ni électricité et qu’elles tombent en ruines. Vu la destruction des maisons qui se trouvaient rue de Norvège, l’îlot est ouvert et l’accès à l’intérieur de ces maisons est rendu très facile par l’arrière ; en fait, l’espace est impossible à sécuriser depuis les démolitions partielles.

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Expropriées pour les laisser pourrir

Effondrements, squats et trafics

Ces squats posent problème. D’abord pour la sécurité au sein des bâtiments même : il y a pour les occupants des risques d’effondrement partiel, mais aussi d’incendie, des feux étant régulièrement allumés pour se chauffer ou comme éclairage de fortune. Ces maisons semblent par ailleurs être devenues depuis longtemps des lieux de trafics en tout genre, ce qui engendre une insécurité réelle dans le quartier, dont se plaignent régulièrement et légitimement les riverains.

A l’occasion du Conseil communal, j’ai donc demandé au Collège des Bourgmestre et Echevins où en étaient les procédures urbanistiques en cours, des permis étant déposés par des sociétés régionales en vue de détruire les maisons et construire de nouveaux immeubles. Je voulais aussi savoir comment la Commune effectuait le suivi des chantiers. La responsabilité de la Commune est d’autant plus engagée que la situation actuelle est le résultat du plan particulier d’affectation du sol (PPAS) « Fonsny 1 » approuvé par la Commune de Saint-Gilles en 1992 déjà et toujours en vigueur, qui visait à changer profondément le quartier, en rasant le tissu existant (logements, commerces et petites industries pour l’essentiel) au profit de 300.000 m² de bureaux, ainsi qu’au profit d’hôtels et, accessoirement, de logements.

Le juridique avant l’humain

J’ai également posé des questions sur les mesures prises pour améliorer la sécurité. En insistant sur le fait qu’il serait sans doute opportun de faire abattre les maisons encore debout. Non seulement parce qu’elles sont dangereuses, mais qu’il semble en plus impossible de pouvoir en récupérer, ne fût-ce que des parties, en vue de les rénover, vu leur état.

Le Collège a répondu que des chantiers seraient mis en oeuvre dans les prochains mois (même si, pour certaines parcelles, les permis ne sont pas encore déposés). Par contre, il refuse de faire abattre les maisons dangereuses, arguant d’un risque de recours (sans être capable d’identifier de qui il pourrait venir…). La Commune dispose de rapports de police qui indiqueraient que la situation ne serait « pas si grave » vu que dans les maisons « il n’y a pas de familles ni d’enfants ». Le fait que des êtres humains transitent ou vivent dans ces maisons dans des conditions plus qu’indignes ne semble pas les émouvoir outre mesure. Au niveau de la sécurité dans le quartier, la situation serait « sous contrôle »… alors que les témoignages des riverains indiquent tout le contraire : intimidations, agressions, trafics, …

Au final, le groupe Ecolo-Groen a bien dû constater que la Commune préférait se prémunir de tout risque juridique dans ses actions, mais semblait gravement sous estimer les risques humains et sociaux. Nous serons là dans les prochains mois pour les leur rappeler de manière régulière. Et si un accident grave devait survenir, nous ne manquerons pas de les rappeler à leurs responsabilités.

NB : TéléBruxelles a consacré un reportage à la situation à la suite de notre question au Conseil communal. Le visionner via cette page.

2012-2018 à Saint-Gilles: c’est parti !

Le nouveau Conseil communal Saint-Gillois (législature 2012-2018) a été installé ce lundi 3 décembre. Le 35 conseillers communaux élus ont prêté serment, dont les 8 du groupe Ecolo-Groen. Le nouveau Collège des Bourgmestre et Echevins a aussi été élu ; il est constitué de : Cathy Marcus (PS), qui a été désignée Bourgmestre faisant fonction tant que Charles Picqué est empêché par le fait qu’il est Ministre régional, Patrick Debouverie (MR), Carlo Luyckx (PS), Saïd Ahruil (PS), Thierry Van Campenhout (PS), Yasmina Nekhoul (PS), Willem Stevens (SPa) et Alain Hutchinson (PS). Jean Spinette (PS) sera président du CPAS, mais sa désignation est – formellement – pour plus tard.. Les compétences entres les Echevins n’ont pas été dévoilées ; les tractations sont toujours en cours, visiblement. On sait néanmoins déjà par les bruits de couloirs qu’Alain Hutchinson sera Echevin de l’Instruction publique (enseignement communal), que Cathy Marcus conservera les Contrats de quartier ou encore que Thierry Van Campenhout s’occupera de l’Emploi.
[mise à jour: la liste des compétences est disponible sur le site de la Commune depuis ce 6 décembre].

La séance d’installation est l’occasion pour tous les groupes politiques de s’exprimer. Vu que le public était nombreux, nous en avons profité !

Voici ci-dessous, les éléments principaux du discours que j’ai prononcé. Il est le fruit d’une rédaction concertée entre les conseillers communaux du groupe Ecolo-Groen Saint-Gilles.

Catherine et Barbara

Klaas et Eva

Une majorité confortable. Mais à la hauteur des enjeux ?

Les négociations après les élections ont quelque chose d’original à Saint-Gilles. D’abord, elles se font toujours – toujours – entre les deux mêmes formations : les socialistes et les libéraux. Autre originalité, elles prennent 10 minutes entre le PS et le MR… et près de deux mois à l’intérieur même du PS, pour la répartition des mandats, le partage du gâteau… Nos premières félicitations vont donc au PS, à la Liste du Bourgmestre. Elle semble avoir réussi à se mettre d’accord avec elle-même : nous avons donc un collège dans les temps. Chapeau :-) . A noter néanmoins que la répartition des compétences n’est pas faite, elle.

Ceci dit, plus sérieusement, nous adressons des sincères félicitations à l’ensemble des conseillers communaux élus pour 6 ans et , plus spécialement, aux 15 nouveaux élus. Pour le PS : Myriem Amrani, Pedro Rupio, Bernard Gueu, Michel Libouton, Christophe Soil, Khalid Mansouri, Anne Morin (en replacement d’Yvette Engels, employées communale ; incompatibilité). Pour Ecolo-Groen : Catherine Morenville, Barbara de Radiguès, Klaas Lagrou, Eva Lauwers, Elsa Bailly, Mohssin El Ghabri. Pour le MR : Victoria de Vigneral. Pour le CDH : Hassan El Ouirini.

Ces nouveaux élus représentent plus de 40 % du Conseil communal. Et pourtant, il n’est pas facile d’être élu pour la première fois. Il n’y a pas de visibilité découlant d’un mandat antérieur ; l’élection est sans doute d’autant plus méritoire.

A man’s world

Les femmes ne représentent malheureusement qu’un tiers des élus du nouveau Conseil. Et il n’y a que dans le groupe Ecolo-Groen qu’elles dépassent les 50 %. Comme à chaque élections, d’ailleurs. Il y a pratiquement autant de femmes élues chez les Verts (5 sur 8) qu’à la Liste du Bourgmestre (6 sur 19). Et la représentativité féminine est encore plus faible dans les deux autres formations (comme d’habitude, aussi). Ces faits là sont têtus, récurrents. Et nous aimons rappeler cette spécificité, vu que, pendant la campagne électorale, d’aucuns ont essayé de faire croire que nous – les verts – serions devenus un parti « comme les autres », quand on n’a pas carrément essayé de nous faire passer pour des « catho-islamo-traditionnalistes ». Dans 14 communes sur 19, comme ici à Saint-Gilles, les élus Ecolo-Groen sont paritairement ou majoritairement des femmes. A un féminisme incantatoire et auto proclamé, nous préférons celui des faits et des résultats. Ils sont sans appel en l’occurrence. Dans le même ordre d’idée, nous préférerons toujours la promotion de l’égalité des chances à la laïcité désincarnée, dogmatique et parfois démagogique. Les femmes, surtout dans une commune populaire comme Saint-Gilles, comptant une majorité de familles mono parentales, souffrent spécifiquement de problématiques sociales, de discriminations et d’accès à l’emploi. Que ces femmes portent ou pas un foulard ou un autre signe religieux n’est pas le problème. L’enjeu c’est d’abord et avant tout d’améliorer leur condition sociale, de réunir les conditions de leur émancipation. Ca doit être une priorité. Sans tabou.

Quoi qu’il en soit, nous espérons vraiment que ce renouvellement de près de la moitié du conseil amènera de l’air frais et impulsera de nouvelles idées et de nouvelles pratiques. Notamment pour faire du Conseil communal un vrai lieu de démocratie où des représentants du peuple construise et réfléchissent ensemble à l’avenir de la commune. J’y reviendrai plus tard.

Air frais et recyclage

Venons en au nouveau collège socialiste – libéral fraîchement élu.

Les élections communales d’octobre passé n’ont apporté à Saint-Gilles aucun bouleversement majeur. Mais elles apportent néanmoins des enseignements intéressants. Les deux partis au pouvoir depuis des décennies, LB/PS et MR, ont vu leur résultat en pourcents s’éroder (-3 % à deux, même s’il gagnent ensemble un siège). Ecolo-Groen progresse et conforte sa position de deuxième parti de la commune (2000, 2006 et maintenant 2012… ça fait donc trois élections d’affilée que les verts sont la deuxième force politique). Le CDH perd 5 % de 13 à 8 % et 2 de ses 4 sièges. A noter également les scores de la gauche plus radicale, dont les deux partis totalisent ensemble 7 %, ce qui est assez inattendu devrait obliger les progressistes à s’interroger. Pointer également le fait que les abstentionnistes et non votants sont très nombreux, ce qui peut paraître paradoxal dans une élections de « proximité » comme celle-ci, où on connaît toujours bien l’un ou l’autre candidat, ne fût ce que de vue.

Un tel résultat – avec le maintien de la majorité absolue de la LB/PS – n’exigeait « démocratiquement » pas un changement de majorité, nous en convenons. Il était même la voie royale à la reconduction telle quelle de la majorité LB/PS-MR.

Et il n’y a pas eu de surprise. Même pas d’annonce dans la presse concernant cette majorité. Un peu comme si cette reconduction était « naturelle », une sorte de « non décision »… un truc automatique.

Et pourtant, c’est une décision. Une autre aurait été possible, comme une LB/PS – Ecolo Elle aurait pu imprimer un changement progressif de cap, une intégration plus forte des problématiques environnementales. Démocratiquement, elle aurait été encore plus légitime.

Julie, Elsa et Mohssin

Le PS – libre de ses choix grâce au maintien de sa majorité absolue – a donc pris une décision. Qui est d’abord de rester dans sa zone de confort. Celle du maximum de mandats pour ses troupes, d’abord (renoncer à une ou l’autre échevinat, alors que c’est déjà la guerre ouverte en interne pour les mandats… c’est dur). Mais aussi celle d’un partenaire de majorité assez faible ; le MR restant circonscrit à ses éternelles compétences propres.

Le Collège lui même est à peine renouvelé. Trois nouveaux seulement, dont Mr Hutchinson qui n’en est pas vraiment un puisqu’il a été échevin avant 2000.

Ecolo-Groen est donc dans l’opposition. Dont acte. Nous continuerons donc à essayer d’orienter le devenir de la commune via nos interpellations, nos questions, nos propositions afin que Saint-Gilles soit gérée comme elle le mérite, au profit de ses habitants et usagers.

Dans la ligne de mire

Comme exprimé pendant la campagne, certains dossiers nous tiennent particulièrement à cœur car ils sont selon nous particulièrement important pour l’avenir de la commune. Nous les suivrons avec une attention particulière pendant législature :

Je commencerais par la bonne gouvernance, vous le savez, c’est notre dada.

Nous attendons des signaux clairs par rapport :

– à des cumuls pour le moins étranges entre la fonction de conseiller communal et la fonction professionnelle occupée dans des institutions communales ;

– par rapport au contrôle des ASBL qui remplissent des missions de services publics ;

– par rapport à la transparence et l’information dans les inscriptions pour les logements communaux, les inscriptions en crèches et dans les écoles,… ;

– par rapport à l’évaluation des politiques publiques ;

– par rapport au fonctionnement du conseil communal, : mettre en place des commissions structurelles par matières qui se réunissent régulièrement, une présidence du conseil communal qui ne soit pas occupée par le ou la Bourgmestre mais bien par un ou une conseillère communales comme l’y autorise à présent la loi, une communication complète et transparente via le bulletin communal et le site de la commune… ;

Un mot sur la tentation du clientélisme. Un tel fonctionnement rompt avec le principe de l’égalité de traitement au détriment des plus faibles, de celles et ceux qui ne profitent d’aucune faveur mais qui espèrent légitimement la réalisation de leurs droits sociaux et culturels. Le clientélisme, c’est l’inverse de la justice sociale ; nous serons donc particulièrement attentifs à ce que vous résistiez à l’éventuelle tentation.

Divers projets urbanistiques vont aussi retenir notre attention.

L’aménagement du cœur de la Commune : le Parvis (grand et petit) et le Carré de Moscou. Il manque une vision cohérente. Pour le moment, on a des projets plic-ploc, gérés par des bureaux d’études différents : le centre interprétation Art Nouveau sur le Carré Monnaie, le parking sous-terrain au même endroit, le mise en piétonnier (ou semi piétonnier du Parvis), le réaménagement du bas de la rue du Fort et de la chaussée de Waterloo,…

Le développement du site des prisons de Saint-Gilles-Forest. Il n’est pas encore certain que le Fédéral décidera de les vider et de vendre. Mais il faut ouvrir les débats. Décadenasser. Prendre exemple sur des villes ayant tourné vraiment la page du 20ème siècle, comme Fribourg. Saisir l’opportunité pour développer la ville et offrir du logement à ceux qui ne peuvent plus se l’offrir sur la commune, via des mécanismes originaux. Aménager ces pans de la Cité en relevant à la fois les défis de la participation, de l’accessibilité financière, de la qualité de vie, de la mobilité, de l’environnement…

La zone Midi. Les prochains aménagements devront « corriger la sauce ». Permettre de faire ne sorte que les abords soient plus agréables et sécurisés, que les connexions piétonnes et en transports en commun soient meilleures.

Alain

La question de la mobilité retient aussi notre attention. Pourquoi diable attendre une hypothétique ordonnance régionale pour avancer dans un plan communal de mobilité ? De toute façon, des points noirs doivent trouver solution. Et la priorité être données aux usagers actifs dans la conception et la réalisation des aménagements.

L’insécurité reste également problématique. Récemment encore la presse a fait échos d’agressions violentes à divers endroit à Saint-Gilles. La Commune doit offrir des réponses structurelles via des politiques de police de proximité, mais aussi via un urbanisme intelligemment conçu, qui ne génère pas de l’insécurité par un mauvais aménagement des lieux. La multiplication des caméras de surveillance ne nous semble par contre pas être la solution : c’est coûteux à acheter et installer, à maintenir et à rendre opérationnel ; et, en plus, ça n’est globalement pas efficace. Une attention particulière doit aussi être accordée aux petits commerçants. Il n’est pas acceptable qu’un commerce se ferme pour cause d’insécurité.

Un mot enfin sur la cohésion sociale.

Saint-Gilles est une commune de plus en plus riche (augmentation des rentrées de l’impôt personnes physiques) et de plus en plus pauvre (augmentation des aides sociales au cpas). Cela laisse à penser qu’il y a une « tension sociale » de plus en plus importante au sein de la commune. Que les écarts entre les plus riches et les plus pauvres s’accroissent. Dans ces conditions, le maintien de la cohésion sociale, c’est à dire le sentiment d’appartenir ensemble à un territoire, avec des mécanismes de reconnaissance et solidarité entre les collectifs et entre les individus, est un véritable enjeu. Les huit conseillères et conseillers communaux Ecolo-Groen vous soutiendront dans les projets qui visent à maintenir ou augmenter cette cohésion : les investissements en enfance, jeunesse et enseignement (en visant non seulement du quantitatif, mais aussi le qualitatif, les briques ne peuvent suffire), ceux en formation et en cultures (au pluriel, en visant la rencontre). Là dessus, vous pourrez compter sur nous. Sur notre soutien à vos projets et sur nos propositions. Toujours.

Sus au développement des hôtels « pirates » !

A Saint-Gilles, des maisons sont achetées et vidées de leurs habitants pour y créer des hôtels cachés sous le vocable de « Bed & Breakfast » ou « chambre d’hôtes ». D’autres maisons sont actuellement en passe de subir le même genre d’opération et le même phénomène existe déjà sur le territoire de la ville de Bruxelles, notamment au Boulevard du Midi.

Si de l’extérieur rien ne permet de voir que les maisons sont en fait des «hôtels», une rapide consultation des sites spécialisés de réservations d’hôtels ne laissent planer aucun doute : il s’agit bien d’une offre hôtelière sous l’appellation «B&B». Malheureusement, il ne s’agit nullement de réelles «chambres d’hôtes», mais d’une offre hôtelière bas-de-gamme qui échappe à tout cadre juridique, ne répond pas aux prescriptions urbanistiques et qui ne fait l’objet d’aucun agrément.

Ces hôtels pirates ne peuvent pas être qualifiés de «chambres d’hôtes» comme défini par la Cocof, vu qu’ils disposent de plus de trois chambres et n’offrent ni petit déjeuner, ni logement chez l’habitant (la maison n’étant plus habitée). Les commentaires laissés par les utilisateurs de ces « B&B » sur les sites de réservation par internet sont par ailleurs édifiants concernant la qualité ou plutôt l’absence totale de qualité du service offert.

(lien les pages concernées sur Tripadvisor et sur Booking).

(Vraiment) très rentable

Ce commerce est extrêmement lucratif. Les deux maisons mitoyennes rue de Hollande rapportent ainsi plus de 20.000 euros bruts par mois, si on se réfère aux tarifs des chambres indiqués sur les sites de réservation.

Il y a donc un véritable risque de contagion de ces hôtels pirates si les pouvoirs publics, dont les communes, n’agissent pas rapidement et de manière concertée.

Par ailleurs, ce type de pratique constitue une concurrence déloyale par rapport au secteur hôtelier, nuit à l’image des véritables « chambres d’hôtes » et, surtout, constitue une menace pour le logement résidentiel dans des zones où ce dernier est déjà souvent sous forte pression.

Il semble également évident que les immeubles abritant ces hôtels ne sont pas conformes à la législation urbanistique, ne fût-ce qu’au niveau de l’affectation (établissement hôtelier et non logement). Il est vraisemblable que d’autres infractions soient commises telles que l‘absence d’autorisation d’exploitation d’activité hôtelière, le non-respect des normes de sécurité et normes sociales.

La Commune démunie ?

J’ai interpellé le Collège des Bourgmestre et Echevin de Saint-Gilles, lors du Conseil communal du jeudi 31 mai dernier, concernant les mesures prises par la commune.

Des descentes sur les lieux ont été effectuées avec divers services (inspection sociale, police, urbanisme…), de nombreuses infractions ont effectivement été constatées et des dossiers ouverts au parquet, mais la commune ne dispose pas des instruments juridiques lui permettant de prononcer une fermeture immédiate. Le juteux commerce se poursuit donc…Plus bizarre encore: la commune compte bien taxer des « hôtels pirates » comme de vrais hôtels !

J’ai en outre déposé, au niveau du Parlement bruxellois, une interpellation au Ministre Kir concernant l’adéquation des normes urbanistiques actuelles par rapport à ce nouveau phénomène.

Ahmed Mouhssin, député bruxellois, interpellera par ailleurs ce vendredi 1er juin le Ministre du Tourisme, Christos Doulkeridis, lors de la séance plénière du Parlement francophone bruxellois. Il interrogera le Ministre sur la définition des « vraies » chambres d’hôtes et la défense du secteur hôtelier.

Logements vides: l’associatif secoue Saint-Gilles

Le CODES (Comité de défense de Saint-Gilles) et le RBDH (Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat) ont rendu publics il y a quelques jours les résultats d’un comptage des logements vides à Saint-Gilles, effectué par leurs soins. Ces associations affirment avoir ainsi repéré 150 adresses de bâtiments vides, correspondant à plus de 300 logements.

Pour Ecolo Saint-Gilles, vu le manque de logements et l’augmentation des prix de l’immobilier que subit Saint-Gilles, il est évidemment très important que ces logements soient remis sur le marché, si possible à des conditions sociales. La démarche du CODES et du RBDH est donc à saluer !

La Commune de Saint-Gilles active déjà différents dispositifs dans le cadre de la lutte contre les logements inoccupés : une taxe sur les immeubles inoccupés, un projet de réhabilitation des logements au-dessus des commerces et un projet de prise en gestion publique d’un immeuble vide.

Le point au Conseil communal

Lors du Conseil communal du 26 avril dernier, j’ai donc demandé au Collège des Bourgmestre et Echevins de faire le point sur la politique globale de la Commune concernant les immeubles vides.

Même si un cadastre au sens strict n’existe pas, la Commune effectue cependant, via ses stewards urbains, un travail de recensement des logements vides. Des chiffres ont donc également été donnés par le Collège. La Commune a vérifié la situation des 150 immeubles identifiés par le CODES et le RBDH. Une bonne partie d’entre eux ne sont pas réellement à l’abandon, font l’objet de la taxe sur les immeubles abandonnés ou encore vont être rénovés (permis d’urbanisme faisant foi). Pour 53 adresses par contre, des vérifications complémentaires doivent être faites et ils sont potentiellement tout à fait à l’abandon.

De manière plus étonnante, le Collège n’a pas été capable de nous dire à combien de logements vides correspondaient les 350.000 euros de taxes sur les immeubles abandonnés perçus par la Commune. Mais il nous assure que la taxe encourage bel et bien les propriétaires à faire le nécessaire pour remettre les biens sur le marché… sans toutefois donner de chiffres sur ce point-là non plus. Pour nous, cette taxe n’est pas conçue pour rapporter de l’argent à la Commune, elle doit dissuader des propriétaires de spéculer sur des immeubles vides ; il est donc indispensable d’avoir des chiffres précis permettant d’évaluer l’impact de celle-ci.

Activer tous les dispositifs

En ce qui concerne la prise en gestion publique, le Collège a affirmé que, même s’il trouvait ce dispositif potentiellement intéressant et qu’il continuait le projet en cours, il préférait donner la priorité aux opérations classiques d’achat et rénovation de la Régie foncière. C’est dommage, d’autant que ces dispositifs n’ont pas la même finalité. La prise en gestion publique permet en effet à la Commune (y compris via son agence immobilière sociale), de prendre en gestion un logement, en se substituant à un propriétaire déficient. Ce logement est ensuite loué à des conditions sociales et la Commune se rembourse de ses frais éventuels de rénovation sur le loyer perçu, le propriétaire recevant le solde.

Du côté de l’agence immobilière sociale, qui gère actuellement une bonne centaine de logements (qui n’étaient pas vides au départ), le Collège ne prévoit pas d’étendre le parc. Il est vrai que cette ASBL se remet tout juste de sa quasi-faillite il y a deux ans, suite à des problèmes de mauvaise gouvernance…

Pour Ecolo Saint-Gilles, la Commune doit se donner les moyens d’effectuer un véritable cadastre des logements vides, régulièrement mis à jour. Pour ensuite activer l’ensemble des moyens qui sont à sa disposition, y compris le droit de gestion publique. Il est en effet important non seulement de remettre des logements sur le marché, mais de veiller à ce qu’ils soient financièrement accessibles. Si des démarches intéressantes sont de fait effectuées par la Commune, il reste toutefois encore du chemin avant que Saint-Gilles ne soit véritablement une Commune exemplaire dans le domaine de la lutte contre les logements vides.

La future gare du Midi est sur les rails, la Région regarde passer les trains

Ce mercredi 21 mars, le collectif Jonction a organisé une soirée d’information-débat autour de l’avenir de la gare du Midi.

A cette occasion, Mr Bourlard de la SNCB Holding (un homme étiqueté PS et cheville ouvrière de la gare Calatrava à Liège), ainsi que Mr de Limburg, de la filiale immobilière Eurostation de la SNCB, ont présenté leurs projets concrets de transformation de la gare du Midi et de ses abords.


Comme déjà expliqué en détail dans un précédent article, la SNCB prévoit, à terme, de construire 250.000 m² de bureaux nouveaux au Midi (en plus des 100.000 m² du projet Victor du groupe privé Atenor) : une partie le long de l’avenue Fonsny et une autre dans un bâtiment en forme de V sur la gare même. Les premiers permis de la SNCB ne porteront cependant pas sur ces bureaux. Les pontes de la SNCB ont en effet annoncé pour « très bientôt » des dépôts de demandes de permis d’urbanisme concernant le réaménagement de toute la zone des « quadrilatères », l’espace entre la gare et la petite ceinture, avec l’avenue Fonsny à l’est et le Boulevard de l’Europe à l’ouest. La SNCB veut ouvrir les espaces sous les voies, rapprocher l’entrée de la gare du centre-ville, modifier radicalement la rue Couverte et faciliter les connexions avec le tram pour les usagers de la gare. Des plans qui semblent améliorer considérablement la situation actuelle, il est vrai désastreuse. Un gros point noir cependant, la volonté de la SNCB de fermer les futurs passages, avec galeries commerçantes, par rapport à la rue, alors qu’un des enjeux est d’ouvrir cette gare refermée sur elle vers l’extérieur et de faciliter plus les connexions piétonnes avec les quartiers environnants.

Le batiment prévu sur Fonsny au coin avec rue CouverteAutre bémol : à ce stade, il n’y a toujours pas d’accord explicite entre la Région et la SNCB concernant les abords de la gare. Le Gouvernement régional a en effet chargé son Agence de développement territorial (ADT) de réaliser un schéma directeur concernant l’avenir de toute la zone. Pour ce faire, l’ADT a consulté toutes les personnes ayant déjà travaillé sur le dossier, ainsi que les acteurs concernés, dont la SNCB. Le document de l’ADT, promis pour janvier passé, semble prêt, mais n’a toujours pas été discuté au niveau du Gouvernement régional. Il est donc, selon toute vraisemblance, dans les mains du cabinet Picqué qui le « peaufine » avant de le soumettre à discussion. Mais la SNCB, elle, n’attend pas : ses premiers permis d’urbanisme vont être déposés. Le schéma régional, censé planifier, arrivera donc… après les demandes de permis !

Outre les abords et les bureaux, la SNCB annonce aussi un projet de réaménagement complet de l’intérieur de la gare. Objectif : améliorer les circulations internes de la gare, qui sont pour le moment déplorables, améliorer les connexions vers les transports en commun et, enfin, améliorer les connexions piétonnes vers le centre-ville ainsi que la « lisibilité » et la visibilité dans le gare. Mais ces travaux-là ne sont pas encore planifiés. Pas demain la veille, donc.

Prisons à Bruxelles : de Haren à Saint-Gilles, la Région et les riverains doivent avoir leur mot à dire !

Le Gouvernement fédéral espère construire d’ici 2016 une nouvelle prison à Haren, dans la perspective d’accueillir les détenus de Saint-Gilles, Forest et Berkendael, dans des conditions plus conformes à la dignité humaine.

Ce vendredi 16 mars est la date limite de réponse à l’appel d’offres pour la réalisation et l’entretien de la future prison de Haren, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Un marché qui porte sur un montant de 300 millions d’euros. Or, des questions se posent sur le site choisi. Il s’agit en effet du dernier espace vert de cet envergure dans le nord de la Ville. Par ailleurs, ce complexe pénitencier va accroître le caractère enclavé de l’entité de Haren et pose des questions sur l’accessibilité ou la distance par rapport au Palais de Justice pour le transport des prisonniers, par exemple.

Ce mardi 13 mars, ma collègue députée régionale Marie Nagy a donc interpellé Charles Picqué en commission Aménagement du territoire du Parlement bruxellois sur la position de la Région dans ce dossier concernant les coûts pour la Région, les mesures qui seront prises pour assurer la transparence et la publicité des décisions, ainsi que la participation des habitants. Pour Marie Nagy, «la Région doit imposer une étude d’incidences, qui est le seul moyen d’étudier finement l’ensemble des impacts du projet, d’assurer l’information à la population, ainsi que d’étudier des hypothèses alternatives crédibles au niveau de la localisation».

Outre les questions qui se posent pour le site de Haren, la désaffectation progressive des sites de Saint-Gilles, Forest et Berkendael offre incontestablement des perspectives intéressantes pour développer de nouveaux quartiers à cet endroit.

Dimanche 11 mars dernier, les locales Ecolo de Saint-Gilles et Forest ont organisé un après-midi de réflexion sur cette thématique, qui a rassemblé près de septante personnes, avec promenade autour des lieux, exposés et ateliers participatifs. Les participants ont axé leur réflexion autour des fonctions à placer sur le site, des enjeux de mobilité, de la vision de la mixité, de la connexion avec les quartiers avoisinants, etc. Il en ressort une forte volonté d’avoir de nouveaux quartiers qui soient correctement reliés aux quartiers environnants et qui mixent les fonctions et les publics. Les nouveaux aménagements devront répondre aux besoins actuels de Bruxelles et des Bruxellois.

Enfin, ce vendredi 16 mars, j’interpellerai  Charles Picqué en séance plénière du Parlement bruxellois – tout comme Annemie Maes (Groen) – concernant le devenir des sites des prisons de Saint-Gilles, Forest et Berkendael. Mon intervention portera principalement sur les instruments que va déployer la Région pour s’assurer d’être aux commandes, concernant l’avenir de la zone: quels outils urbanistiques, quels moyens de maîtrise du foncier? Dans tous les cas, j’estime qu’il faut à tout prix que nous évitions un scénario où le Fédéral vendrait le plus cher possible ses terrains à des promoteurs qui y feraient surtout ce qui est le plus rentable pour eux, sans se préoccuper du tout de l’intérêt général régional. Pour Ecolo, il est en outre important que les procédures mises en oeuvre soient les plus transparentes et participatives possible. Les capacités et expériences en matière de participation devront donc être prises en compte lorsqu’il s’agira d’établir les cahiers de charges en vue de choisir les bureaux d’études qui plancheront sur la zone pour le compte de la Région et/ou des communes concernées.

Saint-Gilles de plus en plus riche, de plus en plus pauvre

Jeudi 16 février dernier, le Conseil communal de Saint-Gilles a débattu du budget communal 2012. Ecolo s’est abstenu : le budget prévoit bien des investissements intéressants concernant l’enseignement ou l’enfance, mais ne nous semble pas assez ambitieux par rapport aux enjeux liés au boom démographique, ni par rapport aux problèmes de mobilité, de qualité de vie ou encore d’environnement.

En première lecture, les chiffres du budget laissent à penser que Saint-Gilles est une île au milieu de la crise. Les recettes sur l’impôt sur les personnes physiques sont en hausse (une augmentation de 5% est prévue en 2012 par rapport à 2011), tout comme les recettes liées au revenu cadastral ou aux taxes sur les bureaux. Au total, le budget est en boni de 900.000 euros, pour plus de 104 millions d’euros de dépenses au total. Le boni cumulé (les réserves dont dispose la commune) grimpe à 13 millions d’euros. C’est Saint-Gilles de plus en plus riche…

Un chiffre pourtant est à mettre en regard des précédents : la dotation au CPAS. Elle s’élève à 14,7 millions d’euros, soit 16% d’augmentation en deux ans… Le CPAS n’est pas devenu plus généreux, mais, malheureusement, de plus en plus de Saint-Gillois doivent s’adresser à lui : il sont aujourd’hui près de 2.500 et le nombre d’aides sociales a augmenté de plus de 20% en deux ans. C’est Saint-Gilles de plus en plus pauvre…

Quel paradoxe, donc ! Saint-Gilles est une commune de plus en plus « branchée », qui attire de plus en plus de personnes à revenus supérieurs. Mais en même temps, les personnes qui ont du mal à nouer les deux bouts sont de plus en plus nombreuses dans la commune. Ce phénomène de dualisation existe ailleurs, mais il est particulièrement aigu à Saint-Gilles.

Des pistes anti-dualisation

Un élément important de compréhension du phénomène est le marché de logement. Saint-Gilles est une des communes les plus touchées par l’augmentation des prix : ce n’est plus une commune « bon marché », mais une commune « dans la moyenne » de la Région bruxelloise, alors que les revenus des Saint-Gillois sont, eux, en dessous de la moyenne régionale. Plus que jamais, il est donc urgent d’activer les différents dispositifs dont dispose la commune Malheureusement, des problèmes de gouvernance plombent plusieurs outils « logement » communaux. Ainsi, l’Agence immobilière sociale (AIS) a toujours du mal à tenir la tête hors de l’eau, suite à la gabegie et les erreurs de gestion qui ont éclaté au grand jour en septembre 2010 : en 2012, la Commune va devoir allonger 200.000 euros (en plus des 100.000 déjà accordés en 2011) pour permettre à l’association d’apurer son passif. Plutôt que de se déployer, l’AIS gère en fait de moins en moins de logement. Nous demandons depuis longtemps – sans grand succès – que les comptes soient révisés et que les modalités de travail au sein du conseil d’administration soient modifiés, afin de garantir plus de transparence.

Du côté de la Régie foncière communale, grâce à l’aide de financements régionaux, il y a de plus en plus de biens mis en location (850), mais la Régie n’active pas le dispositif d’allocation-loyer auquel ses locataires les plus démunis ont pourtant droit et, par ailleurs, ne respecte pas les prescriptions régionales concernant les plafonds de revenus des locataires.

Depuis quelques années, l’enseignement est devenu une priorité en terme d’investissements, de la part de la Commune. Plus de 2 millions d’euros (dont 1,5 à charge directe de la commune) sont ainsi budgétés en 2012, afin d’augmenter les capacités d’accueil. L’augmentation du nombre de places dans les écoles est très positif, mais la commune ne doit pas perdre de vue qu’elle doit aussi rencontrer l’enjeu de la qualité, y compris dans le secondaire. Pour le moment, trop de petits et jeunes Saint-Gillois doivent être scolarisés hors Saint-Gilles, faute d’offre adéquate. Nous sommes dans les quatre communes bruxelloises où le taux des élèves en âge de scolarité qui sont à l’école dans leur propre commune est le plus faible. C’est le résultat du fait que l’investissement dans l’enseignement n’a pas été considéré comme prioritaire pendant trop longtemps à Saint-Gilles. Si on veut promouvoir la mixité sociale et réhabiliter l’école dans son rôle d’ « ascenseur social », il est indispensable qu’un maximum de Saint-Gillois, de toutes origines, puissent se scolariser dans les écoles saint-gilloises. La situation s’améliore doucement en maternelle et en primaire, mais il reste vraiment beaucoup de travail.

Des projets qui répondent aux besoins

Enfin, la commune a budgeté 450.000 euros, qui seront subventionnés par la Région, afin de mener des études concernant de grands projets urbanistiques dans le quartier du Midi, ainsi que dans le quartier de la prison (qui s’en irait en 2016). Dans un cas comme l’autre, Ecolo est vigilant à ce que les projets répondent à des besoins effectifs dans ces zones : une diversité dans l’offre de logement (y compris avec des logements sociaux et conventionnés), des équipements collectifs, des espaces verts et de jeux, etc. Il ne s’agit pas que ces nouveaux développements urbains se fassent « à la manière ancienne », sans participation des habitants et sans tenir compte de leurs besoins, au profit des seuls promoteurs. Au vu des expériences antérieures, il n’est pour nous pas évident du tout que la majorité PS-MR puisse relever ce défi.

Tout comme elle semble incapable de relever le défi de la mobilité : le plan communal de mobilité, pour lequel des milliers d’euros ont été dépensés en rémunération de bureau d’étude, reste « secret » ou perdu dans les méandres de l’hôtel de ville. Pourtant, à l’été 2010 (!), un plan quasi finalisé avait été présenté à un groupe de travail du Conseil communal. A l’époque, il était prévu de soumettre ce plan à l’enquête publique, dans des délais courts. Depuis, plus de nouvelle ! A nos questions sur l’état d’avancement du plan, à l’occasion de ce budget 2012, le collège PS-MR a répondu par un silence embarrassé…

Du reste, c’est un peu la stratégie globale de l’équipe Picqué : mettre en exergue les actions positives, mais masquer les problèmes, éviter les sujets qui fâchent, étouffer les critiques. Car, à Saint-Gilles, c’est bien connu, tout va très bien, Madame la Marquise ! Il serait pourtant temps que la majorité prenne conscience du fait que l’augmentation de la dualisation sociale dans la commune va finir par mettre à mal la cohésion sociale, la convivialité et la qualité de vie. Le pouvoir communal n’a pas tous les leviers en main, mais il doit au moins agir sur ceux qu’il contrôle. Pour Ecolo, c’est une priorité.