Grilles de loyers sauce Fremault : la voie du cynisme, pas du droit au logement

Le Gouvernement bruxellois renonce à tout mécanisme de régulation, même minime, du marché locatif. Et lance des grilles dont la conséquence pourrait être des augmentations de loyer. Les écologistes ont, eux, déposé des textes avec des solutions plus équilibrées et efficientes.

Dans Le Soir de ce 9 novembre, Céline Fremault annonce la mise en place d’une grille de loyer dans 8 mois (été 2017)… mais qui ne servira strictement à rien. Elle énonce elle même que sa grille « est purement indicative car il est hors de question de travailler sur un blocage des loyers ou sur un encadrement ». Notons qu’en Wallonie, le non respect de la grille a au moins un effet minimum prévu : empêcher l’accès à des primes régionales.

img_7772La Ministre et avec elle tout le Gouvernement bruxellois, mise uniquement sur la capacité de négociation des locataires face au propriétaires, qui serait renforcée grâce à la grille : « « Cela permettra une plus grande transparence et une possibilité de négociation du prix » dit la Ministre. Mais dans quel monde vit-elle ? La dernière étude de l’Observatoire des loyers montre combien ce sont dans les segments inférieurs, les petits appartements pas chers loués par des personnes avec peu de revenus, que les abus sont les plus importants et la tension sur le marché locatif la plus forte. L’étude montre même que, en moyenne, les appartements de la catégorie de la plus faible qualité sont loués plus cher que ceux de la catégorie supérieure ! Imaginer que des personnes précarisées ou même simplement, par exemple, des familles de classe moyenne avec enfants et un seul revenu, qui ont déjà bien du mal à trouver « quelque chose », vont être en mesure de négocier quoi que ce soit… ça relève soit de l’incompétence et la méconnaissance de la réalité de terrain, soit du cynisme, soit des deux. La réalité est que quand 10, 20 candidats locataires se disputent un logement disponible, il n’y a pas de négociation possible : le propriétaire choisit, à ses conditions, point à la ligne.

Notons, par dessus le marché », que la Ministre semble reculer sur d’autres aspects. Il était question, dans des déclarations antérieures, que la nouvelle loi sur le bail puisse prévoir des instances « light » de médiations locatives. Cela semble être passé complètement à la trappe.

Risques d’augmentations

Par ailleurs, sans dispositif complémentaire, et vu la marge de 20 % accordé par la grille, il n’est pas exclu que certains propriétaires soient tentés, sans rien changer au logement, de le louer plus cher (jusqu’au montant maximal de la grille) au changement de locataire. Ils auront en tout cas un argument « officiel » pour le faire.

Pour rappel Ecolo et Groen ont déposé il y a un an maintenant une proposition d’ordonnance qui vise à instaurer une commission paritaire locative qui, travaillant sur base de grilles de loyers, permettrait de mettre fin à des situations manifestement abusives et qui instaurait également, pour les baux de longue durée comme c’est déjà le cas pour les baux de courte durée, l’interdiction d’augmenter le loyer hors indexation lors du passage d’un locataire à l’autre (sauf évidemment investissement effectué pour améliorer le logement). La majorité a, jusqu’ici, toujours empêché le débat d’avancer sur ces textes. Mais nous continuerons, en lien avec les acteurs de terrain, a promouvoir un marché locatif plus juste, plus réellement ouvert et avec le moins d’abus possible.

Alain Maron, député Ecolo
Arnaud Verstraeten, député Groen

 

Le Parlement, avec les écologistes, réussit à imposer la participation dans la politique de rénovation urbaine !

Ce mercredi 13 juillet la commission du développement territorial s’est à nouveau penchée sur la nouvelle ordonnance organique de revitalisation urbaine, un projet d’ordonnance déposé par le Gouvernement bruxellois. Un texte assez mauvais, souvent mal rédigé et qui impose un nouveau mécanisme pour remplacer progressivement les contrats de quartiers durables : les contrats de rénovation urbaine (CRU).

Dans ces CRU, les dispositifs de participation, qui sont une des pierres angulaires des contrats de quartiers durables existants, passent à la trappe. Ces CRU sont dotés de 110 millions sur 5 ans ; des montants déduits des budgets des contrats de quartiers durables… Malgré cet important engagement d’argent public, dans une matière aussi importante que la rénovation urbaine, le texte du gouvernement ne prévoyait donc aucun dispositif de participation, et mettait en place un dispositif entièrement top-down.

reno_urbaineLes discussions, entamées deux semaines plus tôt, ont été au départ cadenassées par la majorité. Dans un premier temps, elle n’a en effet donné suite à strictement aucun de nos amendements, qui portaient, entre autres, sur la concertation avec les habitants et l’implication des acteurs, la possibilité d’avoir aussi du logement social dans les projets (en plus des logements publics moyens) ou encore la réduction des délégations au Gouvernement (trop de « chèques en blanc » au Gouvernement).

Et pourtant, dès l’entame des discussions, les partenaires du PS – Défi et CDH – avaient exprimés verbalement des réticences sur certains aspects du texte. Le monde économique et social avait aussi exprimé des réserves importantes à l’encontre du texte (via les avis du Conseil économique et social et de la Commission régionale de développement, notamment).

Ecolo force la porte de négociations

Au total, les députés se sont réunis pendant près de 20 heures, sur deux séances de travail sur les articles du texte, durant lesquelles Ecolo et Groen n’ont rien lâché, ni sur les critiques générales du texte, ni sur les dizaines d’amendements que nous avons déposés. Un travail de longue haleine qui, mercredi 13, après des heures d’échanges denses, a finalement conduit le Gouvernement, à la demande explicite d’Ecolo, à accepter d’ouvrir une véritable discussion constructive incluant majorité et opposition, dans un groupe de travail spécifique. Nous avons réellement forcé la porte de la discussion.

Les écologistes ont alors exigé que soient mis sur la table les amendements mettant en place un dispositif de participation dans le nouvel outil, les CRU. Au final, un accord est intervenu entre tous les groupes politiques sur ces amendements. Si le compromis accepté est forcément discutable et ne va pas aussi loin que nous l’aurions souhaité, les amendements finalement votés ce mercredi en commission représentent une avancée notable pour ce texte et sont dans la ligne des revendications portées par Ecolo. Un AG participative, organe d’information et concertation, dont la composition comprendra les acteurs sociaux, culturels et économiques, sera réunie dès le départ et pendant toute la durée de chaque CRU. Par ailleurs, tous les projets de plus de 2,5 millions seront soumis à un processus de participation particulier, dès l’entame des projets.

Qui plus est, le texte ne sera pas voté en force en cette fin d’année parlementaire, et reviendra en séance plénière en septembre. On sort de la pression de l’urgence.

Des trois axes identifiés comme particulièrement faibles dans le textes de la majorité, seul, aujourd’hui, celui de la participation a néanmoins connu une avancée réelle. Restent la place minoritaire donnée à la création de logement social, et l’absence de dispositif d’évaluation des outils de rénovation urbaine en Région bruxelloise. Ecolo défendra à la rentrée, lors de l’examen final du texte, des avancées sur ces deux volets.

Régulation du marché locatif – colocation : la majorité au Parlement fait la sourde oreille et décide l’obéissance aveugle

Alors que la proposition d’ordonnance Ecolo-Groen sur la régulation du marché locatif à Bruxelles était, pour la troisième fois, à l’ordre du jour de la commission Logement du Parlement bruxellois ce jeudi 10 mars, et que la plate-forme du logement, qui réunit des acteurs du secteur associatif et des syndicats, a adressé aux membres de cette même commission un courrier pour appuyer une demande d’auditions sur les modalités d’encadrement des loyers en Région bruxelloise, la majorité a tout bonnement court-circuité toute discussion. Elle a manœuvré pour qu’on entende l’avis de la Ministre… et surtout personne d’autre.

Depuis des semaines, les écologistes demandent l’audition des acteurs, représentants locataires, propriétaires et autres experts, afin de récolter les avis sur les textes déposés par l’opposition et sur la problématique en général, dans l’optique de pouvoir avancer sur ces dossiers cruciaux. Une régulation du marché locatif à Bruxelles est-elle possible et, le cas échéant, comment ? Nous proposions la mise en place de commissions paritaires locatives qui réunissent locataires et propriétaires : qu’en pensent les acteurs et experts, maintenant que la Région est pleinement compétente ?!

marché locatifParallèlement, la proposition de résolution des écologistes sur la colocation – plaidant pour la mise en place d’un cadre précis pour les nouvelles formes d’habitat -, elle aussi pourtant mise à l’ordre du jour de la commission depuis des semaines, a été écartée, sans la moindre discussion ni vote, sous prétexte d’une vaste réforme de la loi sur le bail annoncée par le gouvernement pour début 2017. Un texte mammouth dont le cadre dépassera largement cette problématique.

Aujourd’hui, sur un sujet sensible qui touche nombre de Bruxelloises et Bruxellois, la majorité a enterré tout processus démocratique ouvert. Circulez, on se bouche les oreilles et on obéit au Gouvernement.

Alain Maron, député Ecolo
Christos Doulkeridis, député Ecolo
Arnaud Verstraete, député Groen

Samusocial : toujours plus de budget, toujours moins de véritables solutions pour les SDF

 

Une fois de plus et comme chaque année, le Samusocial, asbl dépendant du CPAS de la Ville de Bruxelles et présidée par Yvan Mayeur, a demandé d’augmenter le nombre de places du dispositif hivernal. 500 places supplémentaires ont ainsi été accordées, portant le nombre de places disponibles à 1400 (on en comptait 414 durant la période hivernale 2009-2010). Cette augmentation croissante du nombre de lits ces dernières années, n’a pourtant jamais réussi à désengorger le secteur. C’est ce qu’on appelle chez les associations d’aide aux sans-abri, la politique du thermomètre.

Or, depuis dix ans, la Région bruxelloise n’a cessé de pratiquer cette politique du thermomètre en augmentant le nombre de lits et donc les budgets. Ils ont quadruplé en 6 ans, rien qu’en 2015, on est passé de 3.936.000 € à 9.621.000 € pour les politiques d’urgence sans-abri dont le Samusocial capte les 9/10e et s’arroge plus de la moitié du budget total dédié au secteur sans-abri ! Et l’on ne compte même pas les 5 millions que la Région vient d’investir dans un bâtiment pour le Samu qui n’y paiera aucun loyer…

Changer de paradigme vers une politique pour diminuer le nombre de SDF

Certes, cette surenchère peut donner l’illusion d’une politique volontariste et humaine, mais ce n’est tout au plus qu’une solution temporaire et ne peut certainement pas être considéré comme une fin en soi. De nombreuses voix, en France comme chez nous, se sont élevées pourtant ces dernières années, contre cette politique démonstrative, médiatique mais non efficace de l’urgence. A l’instar de Dublin, Copenhague, Londres, ou encore Stockholm, des alternatives à l’urgence sociale de masse émergent aussi chez nous et présentent des résultats pour le moins encourageants, comme le housing first (qui vise à mettre les publics les plus précarisés directement dans des logements, avec un accompagnement social) dont le coût en termes d’accompagnement est singulièrement moins élevé que le coût d’un lit d’urgence. Sans oublier non plus que de nombreux professionnels bruxellois travaillent déjà depuis de nombreuses années, à de petites échelles, sur des projets d’accès direct au logement, d’habitat accompagné, communautaire, etc. Mais pour eux, aucun budget supplémentaire ! Normal, le Samu a tout mangé.

photo samusocialAu contraire, le dispositif Housing first voit ses budgets fédéraux supprimés et son budget bruxellois diminuer par rapport à l’année passée. Sans compter que le Samu a même réussi à pomper un tiers des déjà bien maigres 420.000 euros du budget Housing first pour un projet destiné aux jeunes sans-abri qui ne rentrent pas dans le public cible du housing first. Des choix budgétaires en désaccord avec les orientations politiques proclamées des ministres en charge de l’Aide aux personnes dont Mme Frémault qui nous avait pourtant affirmé en septembre de cette année : « En 1980, l’accent était principalement mis sur les thématiques d’urgence, l’accueil nocturne des sans-abri et la problématique de la période hivernale. La volonté aujourd’hui est de changer cette orientation en soutenant davantage le travail d’insertion par le logement  ». Discours de façade ?

Le Samusocial, pré carré socialiste

Nous plaidons depuis longtemps pour ce changement de paradigme qui consisterait à accorder moins de moyens aux politiques d’urgence afin d’en consacrer davantage aux dispositifs permettant de sortir définitivement les personnes de la rue. Mais on en est loin ! Avec tous les moyens au Samu, la politique d’aide aux sans-abri reste coincée dans une logique humanitariste et non d’émancipation et tant que le PS sera au pouvoir, cela ne risque pas de changer. Il y a une alliance politique entre Laurette Onkelinx et Yvan Mayeur pour développer le hochet du bourgmestre de Bruxelles qui a une mainmise sur tout le secteur. Pratique ! Ils décident la politique sans-abri de la capitale sans devoir rendre de comptes à personne puisqu’ils ne siègent pas à la Région mais que celle-ci allonge dés que Mayeur gratte à la porte. Pire encore, à écouter Pascal Smet  – autre valet de la ville de Bruxelles et ministre régional de l’Aide aux personnes – développer sa stratégie en matière de dispositif hivernal, les places supplémentaires créées dans le nouveau bâtiment du Samu serviront surtout à vider le piétonnier et les stations De Brouckère et Bourse de leurs sans-abri en les parquant dans de vastes dortoirs, bien loin du Marché de Noël. Dormez braves gens, vos rues seront nettoyées…

 

Le projet de parking sous-terrain du Parvis, signé Picqué, prend enfin l’eau

Un souffle nouveau pour Saint-Gilles!

Depuis plus de 15 ans, le Bourgmestre Charles Picqué (PS) rêve d’un parking sous-terrain sous la place Marie Janson, le grand espace qui jouxte le Parvis de Saint-Gilles. Et il subordonne toute réflexion sur l’avenir du site, sur le réaménagement de la surface, à ce projet de parking. Mais il y a du flottement dans l’air…

Le dessin de Baptiste que nous voulions publier

Le dogme Picquéen repose, depuis le départ, sur un raisonnement et des croyances simples, que l’on peut résumer comme suit :

1. « Moi, bourgmestre qui veux transformer et embourgeoiser Saint-Gilles, j’œuvre à rénover le Parvis, changer son image et son public et en faire une sorte de Montmartre de Bruxelles »

2. « J’encourage donc l’installation de commerces et Horeca plus haut-de-gamme (et je soutiens un projet privé de prestige pour le bâtiment de l’Aegidium) »

3. « Il faut, bien évidemment, que les gens « avec du pouvoir d’achat » puissent venir en voiture pour consommer les produits…

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Zakia et Patrick, une évidence écologique

Ce dimanche 22 mars, les militants Ecolo réunis en AG, vont désigner leur nouveau duo de co-présidents. Je prendrai part à ce vote et je voterai avec une conviction sans faille POUR Zakia et Patrick. Voici pourquoi.

Des personnalités qui incarnent le parti et inspirent confiance

Le projet politique d’Ecolo est profondément basé sur une idéal démocratique, ouvert, transparent, empathique pour les citoyennes et citoyens, empreint de tolérance et de sincérité. Les personnalités qui incarnent ce projet doivent refléter cet idéal.

zakia patrick

 

Quand on voit nos co-présidents dans les médias ou en « live », on doit pouvoir se dire: « voilà de vrais Ecolo, des politiciens pas comme les autres ». Les militants doivent aussi, quand ils voient leur co-pré, se dire « il/elle m’a parlé sincèrement, il/elle m’a entendu ». Pour moi, Zakia et Patrick ont tous les deux une énorme qualité en commun: on peut accéder à qui ils sont, à leur sincérité. Et ce qui m’a convaincu de les soutenir, c’est d’abord ça: ce sont des personnes engagées, avec d’énormes convictions écologistes bien ancrées, qui ont une histoire militante et qui sont accessibles et capables d’être réellement à l’écoute. Les connaissant tous deux et ayant eu l’occasion de travailler avec eux, ce ne sont pas des calculateurs ou des porteurs de masque. Ecolo n’a pas besoin aujourd’hui à sa tête de technocrates, des politiciens « ultra-professionnels » qui n’ont jamais fait autre chose, ni de personnes dont l’ancrage militant est faible. Faire de la politique nécessite pourtant d’être parfois capable de manoeuvrer et de masquer son jeu, mais si nous voulons qu’Ecolo regagne en légitimité et retrouve la confiance de la population, aujourd’hui plus que jamais, nos porte-paroles doivent incarner qui nous sommes et nos différences par rapport aux autres.

Si Zakia et Patrick ont respectivement et ensemble ces qualités, ils ont aussi, tous les deux, et par dessus le marché, celle de l’expérience de plusieurs années dans des postes exposés et sous pression. Le beurre et l’argent du beurre.

Construire collectivement un chemin, plutôt que chercher à suivre des guides ou leaders

Depuis les élections de mai dernier, Ecolo est un peu KO. Et là, disons qu’on commence tout doucement à se relever. L’écologie politique est le seul positionnement politique raisonnable si on considère les problèmes environnementaux et socioéconomiques, mais il est en même temps révolutionnaire, car porteur de changements radicaux de société. Cela nous force à être particulièrement inventifs, compétents, crédibles et ouverts si nous voulons, à nouveau, significativement emporter les citoyens et les électeurs avec nous, les convaincre.

Patrick et Zakia ne s’érigent pas eux-mêmes en solution. Ils ont la confiance en eux qu’il faut pour être des co-présidents et incarner le parti, ainsi qu’une énorme envie que les choses bougent, mais ils ont aussi la lucidité d’annoncer qu’ils veulent d’abord contribuer à ce que, collectivement, le parti et ses différentes composantes se relève et se donne les moyens de construire son avenir. Sereinement. C’est, je pense, ce dont nous avons maintenant besoin : à la fois la volonté et la capacité d’écoute. Le respect des militants et des citoyens.

La solution est d’abord à l’intérieur

La première richesse d’Ecolo, ce sont ses sympathisants, ses membres, ses travailleurs et ses mandataires locaux et autres.

Alors certes, nous avons un impératif à ré inventer les relations entre Ecolo et la société civile, les associations, les syndicats, les collectifs et même, globalement, les citoyens. Ce travail de « remaillage » est d’ailleurs en cours, à partir des locales comme des groupes parlementaires. Il devra être amplifié pour qu’Ecolo soit à nouveau le partenaire politique privilégié de tous ceux qui portent des luttes pour plus de justice sociale, pour protéger l’environnement et améliorer les cadres de vie.

Mais Zakia et Patrick ont compris que cette reconnexion ne pourrait se faire qu’en partant de l’interne. Ce n’est pas l’externe, seul, qui va nous sauver. Le travail est d’abord avec nous mêmes, sur nous mêmes, histoire d’être à nouveau en condition de nous ouvrir et d’être attirants, pour qu’Ecolo puisse incarner les mouvements citoyens, à l’instar d’un parti comme Podemos en Espagne.

Un changement de génération

Ce sont les générations actuelles et futures qui vont être capables de projeter Ecolo dans l’avenir. Pas celles du passé. Non pas que ces dernières aient fait du mauvais boulot, au contraire: elles ont amené durablement l’écologie politique à une place de choix dans l’échiquier politique belge, ce qui n’était pas gagné au départ et représente un exploit énorme. Elles ont fait bouger des lignes, amené de nouveaux débats et de nouvelles manières de faire dans le champ politique. Pas question ici de « cracher dans la soupe ».

Mais pour refonder, reconstruire, relancer, être à nouveau les plus innovants, nous allons devoir sortir de nos propres cases et schémas de pensée. Pour nous ré inventer, nous devrons changer. Proposer de nouveaux visages. Parce que penser autrement, dire autre chose, faire différemment, être innovants… c’est compliqué, voire impossible, de le faire tout le temps avec les mêmes personnes aux commandes. Zakia et Patrick, avec un premier mandat de député en 2009, allient une certaine expérience avec de la fraîcheur.

En proposant de mettre en débat des durées globales de mandats de 15 ans maximum tous mandats régionaux/fédéraux/européens confondus, le message envoyé par Zakia et Patrick est clair: il faudra de la place pour les mandataires actuellement les plus jeunes (et qui ont été fort peu visibilisés ces dernières années) et, surtout, pour les nouvelles générations.

Des mois (et dimanche)

Zakia et Patrick préparent leur candidature depuis des mois. Elle n’est pas le fruit d’un coup de tête ou « pour faire débat ». Elle a aussi été réfléchie et débattue dans un cadre collectif, avant même d’être déposée. Ils forment un duo équilibré, légitime et crédible, aux yeux de l’intérieur comme de l’extérieur. Ils sont engagés, 100 % Ecolo, ouverts, jeunes, accessibles et en même temps tous les deux expérimentés.

Sans doute ne sont-ils pas le duo « idéal » de co-présidents aux yeux de toutes et de tous. Ils ne sont, de fait, pas des sortes de « leaders providentiels ». Mais, très franchement, pour rencontrer les défis auxquels nous sommes confrontés pour Ecolo comme pour la planète, je n’en vois pas de meilleur !

Zakia, Patrick, vous êtes aujourd’hui mon évidence écologique !

NB: Je vous invite aussi à découvrir le portrait de Patrick par Colette Breackman, grand reporter au Soir

 

A Saint-Gilles, on ne caricature ni le prophète en son pays, ni les parkings !

Un souffle nouveau pour Saint-Gilles!

Pour la toute première fois, à l’occasion du premier numéro de 2015, les groupes de l’opposition ont droit à un espace dans l’Info Saint-Gilles, le journal communal. Une telle pratique est courante  depuis longtemps dans de nombreuses communes, mais pas à Saint-Gilles, où Charles Picqué n’en a jamais voulu. Cette nouveauté ne vient d’ailleurs pas de la bonne volonté de la majorité, mais d’une ordonnance régionale, à l’initiative d’Ecolo, qui l’impose dorénavant.

Il y a 10 jours environ, le cabinet du Bourgmestre nous a demandé d’envoyer le texte Ecolo-Groen à paraître dans le journal. Nous avions droit à l’équivalent de 1200 signes, pour couvrir une demi-page de l’Info Saint-Gilles. A la place, nous avons préféré demander la publication d’un dessin, réalisé par Baptiste Erkes, un Ecolo Saint-Gillois dont les illustrations sont très régulièrement utilisées pour la Quinzaine, le journal Ecolo à destination des membres et sympathisants.

Le dessin de Baptiste que nous voulions publier Le dessin de Baptiste…

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