Zakia et Patrick, une évidence écologique

Ce dimanche 22 mars, les militants Ecolo réunis en AG, vont désigner leur nouveau duo de co-présidents. Je prendrai part à ce vote et je voterai avec une conviction sans faille POUR Zakia et Patrick. Voici pourquoi.

Des personnalités qui incarnent le parti et inspirent confiance

Le projet politique d’Ecolo est profondément basé sur une idéal démocratique, ouvert, transparent, empathique pour les citoyennes et citoyens, empreint de tolérance et de sincérité. Les personnalités qui incarnent ce projet doivent refléter cet idéal.

zakia patrick

 

Quand on voit nos co-présidents dans les médias ou en « live », on doit pouvoir se dire: « voilà de vrais Ecolo, des politiciens pas comme les autres ». Les militants doivent aussi, quand ils voient leur co-pré, se dire « il/elle m’a parlé sincèrement, il/elle m’a entendu ». Pour moi, Zakia et Patrick ont tous les deux une énorme qualité en commun: on peut accéder à qui ils sont, à leur sincérité. Et ce qui m’a convaincu de les soutenir, c’est d’abord ça: ce sont des personnes engagées, avec d’énormes convictions écologistes bien ancrées, qui ont une histoire militante et qui sont accessibles et capables d’être réellement à l’écoute. Les connaissant tous deux et ayant eu l’occasion de travailler avec eux, ce ne sont pas des calculateurs ou des porteurs de masque. Ecolo n’a pas besoin aujourd’hui à sa tête de technocrates, des politiciens « ultra-professionnels » qui n’ont jamais fait autre chose, ni de personnes dont l’ancrage militant est faible. Faire de la politique nécessite pourtant d’être parfois capable de manoeuvrer et de masquer son jeu, mais si nous voulons qu’Ecolo regagne en légitimité et retrouve la confiance de la population, aujourd’hui plus que jamais, nos porte-paroles doivent incarner qui nous sommes et nos différences par rapport aux autres.

Si Zakia et Patrick ont respectivement et ensemble ces qualités, ils ont aussi, tous les deux, et par dessus le marché, celle de l’expérience de plusieurs années dans des postes exposés et sous pression. Le beurre et l’argent du beurre.

Construire collectivement un chemin, plutôt que chercher à suivre des guides ou leaders

Depuis les élections de mai dernier, Ecolo est un peu KO. Et là, disons qu’on commence tout doucement à se relever. L’écologie politique est le seul positionnement politique raisonnable si on considère les problèmes environnementaux et socioéconomiques, mais il est en même temps révolutionnaire, car porteur de changements radicaux de société. Cela nous force à être particulièrement inventifs, compétents, crédibles et ouverts si nous voulons, à nouveau, significativement emporter les citoyens et les électeurs avec nous, les convaincre.

Patrick et Zakia ne s’érigent pas eux-mêmes en solution. Ils ont la confiance en eux qu’il faut pour être des co-présidents et incarner le parti, ainsi qu’une énorme envie que les choses bougent, mais ils ont aussi la lucidité d’annoncer qu’ils veulent d’abord contribuer à ce que, collectivement, le parti et ses différentes composantes se relève et se donne les moyens de construire son avenir. Sereinement. C’est, je pense, ce dont nous avons maintenant besoin : à la fois la volonté et la capacité d’écoute. Le respect des militants et des citoyens.

La solution est d’abord à l’intérieur

La première richesse d’Ecolo, ce sont ses sympathisants, ses membres, ses travailleurs et ses mandataires locaux et autres.

Alors certes, nous avons un impératif à ré inventer les relations entre Ecolo et la société civile, les associations, les syndicats, les collectifs et même, globalement, les citoyens. Ce travail de « remaillage » est d’ailleurs en cours, à partir des locales comme des groupes parlementaires. Il devra être amplifié pour qu’Ecolo soit à nouveau le partenaire politique privilégié de tous ceux qui portent des luttes pour plus de justice sociale, pour protéger l’environnement et améliorer les cadres de vie.

Mais Zakia et Patrick ont compris que cette reconnexion ne pourrait se faire qu’en partant de l’interne. Ce n’est pas l’externe, seul, qui va nous sauver. Le travail est d’abord avec nous mêmes, sur nous mêmes, histoire d’être à nouveau en condition de nous ouvrir et d’être attirants, pour qu’Ecolo puisse incarner les mouvements citoyens, à l’instar d’un parti comme Podemos en Espagne.

Un changement de génération

Ce sont les générations actuelles et futures qui vont être capables de projeter Ecolo dans l’avenir. Pas celles du passé. Non pas que ces dernières aient fait du mauvais boulot, au contraire: elles ont amené durablement l’écologie politique à une place de choix dans l’échiquier politique belge, ce qui n’était pas gagné au départ et représente un exploit énorme. Elles ont fait bouger des lignes, amené de nouveaux débats et de nouvelles manières de faire dans le champ politique. Pas question ici de « cracher dans la soupe ».

Mais pour refonder, reconstruire, relancer, être à nouveau les plus innovants, nous allons devoir sortir de nos propres cases et schémas de pensée. Pour nous ré inventer, nous devrons changer. Proposer de nouveaux visages. Parce que penser autrement, dire autre chose, faire différemment, être innovants… c’est compliqué, voire impossible, de le faire tout le temps avec les mêmes personnes aux commandes. Zakia et Patrick, avec un premier mandat de député en 2009, allient une certaine expérience avec de la fraîcheur.

En proposant de mettre en débat des durées globales de mandats de 15 ans maximum tous mandats régionaux/fédéraux/européens confondus, le message envoyé par Zakia et Patrick est clair: il faudra de la place pour les mandataires actuellement les plus jeunes (et qui ont été fort peu visibilisés ces dernières années) et, surtout, pour les nouvelles générations.

Des mois (et dimanche)

Zakia et Patrick préparent leur candidature depuis des mois. Elle n’est pas le fruit d’un coup de tête ou « pour faire débat ». Elle a aussi été réfléchie et débattue dans un cadre collectif, avant même d’être déposée. Ils forment un duo équilibré, légitime et crédible, aux yeux de l’intérieur comme de l’extérieur. Ils sont engagés, 100 % Ecolo, ouverts, jeunes, accessibles et en même temps tous les deux expérimentés.

Sans doute ne sont-ils pas le duo « idéal » de co-présidents aux yeux de toutes et de tous. Ils ne sont, de fait, pas des sortes de « leaders providentiels ». Mais, très franchement, pour rencontrer les défis auxquels nous sommes confrontés pour Ecolo comme pour la planète, je n’en vois pas de meilleur !

Zakia, Patrick, vous êtes aujourd’hui mon évidence écologique !

NB: Je vous invite aussi à découvrir le portrait de Patrick par Colette Breackman, grand reporter au Soir

 

Ensemble, donnons du poids à la gauche écologiste !

Article de Geoffrey Roucourt sur son blog. Sans Ecolo et avec Ecolo, ce n’est, de fait, pas la même chose…

Geoffrey Roucourt

election-vote3Vous le savez, le 25 mai prochain, nous serons invités aux urnes afin d’élire nos représentant-e-s au sein du parlement européen, du parlement fédéral et des parlements régionaux (et donc communautaires). Si l’obligation de vote nous rappelle que c’est un devoir, voter est surtout un droit important dans nos démocraties telles qu’elles sont conçues actuellement. Voter, ce n’est pas seulement cocher une case sur une feuille ou un écran à côté du nom d’une candidate ou d’un candidat. Voter, c’est exprimer notre souhait pour l’avenir quant aux politiques qui doivent être menées. C’est faire le choix d’une société.

Le but de ce billet n’est pas de faire « ma pub ». Je ne suis candidat à rien en mai prochain, si ce n’est à celui d’être un acteur du changement. Pas le changement tel que le conçoit le président français. Non. Un changement pour une société plus juste et plus verte.

Je…

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2012-2018 à Saint-Gilles: c’est parti !

Le nouveau Conseil communal Saint-Gillois (législature 2012-2018) a été installé ce lundi 3 décembre. Le 35 conseillers communaux élus ont prêté serment, dont les 8 du groupe Ecolo-Groen. Le nouveau Collège des Bourgmestre et Echevins a aussi été élu ; il est constitué de : Cathy Marcus (PS), qui a été désignée Bourgmestre faisant fonction tant que Charles Picqué est empêché par le fait qu’il est Ministre régional, Patrick Debouverie (MR), Carlo Luyckx (PS), Saïd Ahruil (PS), Thierry Van Campenhout (PS), Yasmina Nekhoul (PS), Willem Stevens (SPa) et Alain Hutchinson (PS). Jean Spinette (PS) sera président du CPAS, mais sa désignation est – formellement – pour plus tard.. Les compétences entres les Echevins n’ont pas été dévoilées ; les tractations sont toujours en cours, visiblement. On sait néanmoins déjà par les bruits de couloirs qu’Alain Hutchinson sera Echevin de l’Instruction publique (enseignement communal), que Cathy Marcus conservera les Contrats de quartier ou encore que Thierry Van Campenhout s’occupera de l’Emploi.
[mise à jour: la liste des compétences est disponible sur le site de la Commune depuis ce 6 décembre].

La séance d’installation est l’occasion pour tous les groupes politiques de s’exprimer. Vu que le public était nombreux, nous en avons profité !

Voici ci-dessous, les éléments principaux du discours que j’ai prononcé. Il est le fruit d’une rédaction concertée entre les conseillers communaux du groupe Ecolo-Groen Saint-Gilles.

Catherine et Barbara

Klaas et Eva

Une majorité confortable. Mais à la hauteur des enjeux ?

Les négociations après les élections ont quelque chose d’original à Saint-Gilles. D’abord, elles se font toujours – toujours – entre les deux mêmes formations : les socialistes et les libéraux. Autre originalité, elles prennent 10 minutes entre le PS et le MR… et près de deux mois à l’intérieur même du PS, pour la répartition des mandats, le partage du gâteau… Nos premières félicitations vont donc au PS, à la Liste du Bourgmestre. Elle semble avoir réussi à se mettre d’accord avec elle-même : nous avons donc un collège dans les temps. Chapeau :-) . A noter néanmoins que la répartition des compétences n’est pas faite, elle.

Ceci dit, plus sérieusement, nous adressons des sincères félicitations à l’ensemble des conseillers communaux élus pour 6 ans et , plus spécialement, aux 15 nouveaux élus. Pour le PS : Myriem Amrani, Pedro Rupio, Bernard Gueu, Michel Libouton, Christophe Soil, Khalid Mansouri, Anne Morin (en replacement d’Yvette Engels, employées communale ; incompatibilité). Pour Ecolo-Groen : Catherine Morenville, Barbara de Radiguès, Klaas Lagrou, Eva Lauwers, Elsa Bailly, Mohssin El Ghabri. Pour le MR : Victoria de Vigneral. Pour le CDH : Hassan El Ouirini.

Ces nouveaux élus représentent plus de 40 % du Conseil communal. Et pourtant, il n’est pas facile d’être élu pour la première fois. Il n’y a pas de visibilité découlant d’un mandat antérieur ; l’élection est sans doute d’autant plus méritoire.

A man’s world

Les femmes ne représentent malheureusement qu’un tiers des élus du nouveau Conseil. Et il n’y a que dans le groupe Ecolo-Groen qu’elles dépassent les 50 %. Comme à chaque élections, d’ailleurs. Il y a pratiquement autant de femmes élues chez les Verts (5 sur 8) qu’à la Liste du Bourgmestre (6 sur 19). Et la représentativité féminine est encore plus faible dans les deux autres formations (comme d’habitude, aussi). Ces faits là sont têtus, récurrents. Et nous aimons rappeler cette spécificité, vu que, pendant la campagne électorale, d’aucuns ont essayé de faire croire que nous – les verts – serions devenus un parti « comme les autres », quand on n’a pas carrément essayé de nous faire passer pour des « catho-islamo-traditionnalistes ». Dans 14 communes sur 19, comme ici à Saint-Gilles, les élus Ecolo-Groen sont paritairement ou majoritairement des femmes. A un féminisme incantatoire et auto proclamé, nous préférons celui des faits et des résultats. Ils sont sans appel en l’occurrence. Dans le même ordre d’idée, nous préférerons toujours la promotion de l’égalité des chances à la laïcité désincarnée, dogmatique et parfois démagogique. Les femmes, surtout dans une commune populaire comme Saint-Gilles, comptant une majorité de familles mono parentales, souffrent spécifiquement de problématiques sociales, de discriminations et d’accès à l’emploi. Que ces femmes portent ou pas un foulard ou un autre signe religieux n’est pas le problème. L’enjeu c’est d’abord et avant tout d’améliorer leur condition sociale, de réunir les conditions de leur émancipation. Ca doit être une priorité. Sans tabou.

Quoi qu’il en soit, nous espérons vraiment que ce renouvellement de près de la moitié du conseil amènera de l’air frais et impulsera de nouvelles idées et de nouvelles pratiques. Notamment pour faire du Conseil communal un vrai lieu de démocratie où des représentants du peuple construise et réfléchissent ensemble à l’avenir de la commune. J’y reviendrai plus tard.

Air frais et recyclage

Venons en au nouveau collège socialiste – libéral fraîchement élu.

Les élections communales d’octobre passé n’ont apporté à Saint-Gilles aucun bouleversement majeur. Mais elles apportent néanmoins des enseignements intéressants. Les deux partis au pouvoir depuis des décennies, LB/PS et MR, ont vu leur résultat en pourcents s’éroder (-3 % à deux, même s’il gagnent ensemble un siège). Ecolo-Groen progresse et conforte sa position de deuxième parti de la commune (2000, 2006 et maintenant 2012… ça fait donc trois élections d’affilée que les verts sont la deuxième force politique). Le CDH perd 5 % de 13 à 8 % et 2 de ses 4 sièges. A noter également les scores de la gauche plus radicale, dont les deux partis totalisent ensemble 7 %, ce qui est assez inattendu devrait obliger les progressistes à s’interroger. Pointer également le fait que les abstentionnistes et non votants sont très nombreux, ce qui peut paraître paradoxal dans une élections de « proximité » comme celle-ci, où on connaît toujours bien l’un ou l’autre candidat, ne fût ce que de vue.

Un tel résultat – avec le maintien de la majorité absolue de la LB/PS – n’exigeait « démocratiquement » pas un changement de majorité, nous en convenons. Il était même la voie royale à la reconduction telle quelle de la majorité LB/PS-MR.

Et il n’y a pas eu de surprise. Même pas d’annonce dans la presse concernant cette majorité. Un peu comme si cette reconduction était « naturelle », une sorte de « non décision »… un truc automatique.

Et pourtant, c’est une décision. Une autre aurait été possible, comme une LB/PS – Ecolo Elle aurait pu imprimer un changement progressif de cap, une intégration plus forte des problématiques environnementales. Démocratiquement, elle aurait été encore plus légitime.

Julie, Elsa et Mohssin

Le PS – libre de ses choix grâce au maintien de sa majorité absolue – a donc pris une décision. Qui est d’abord de rester dans sa zone de confort. Celle du maximum de mandats pour ses troupes, d’abord (renoncer à une ou l’autre échevinat, alors que c’est déjà la guerre ouverte en interne pour les mandats… c’est dur). Mais aussi celle d’un partenaire de majorité assez faible ; le MR restant circonscrit à ses éternelles compétences propres.

Le Collège lui même est à peine renouvelé. Trois nouveaux seulement, dont Mr Hutchinson qui n’en est pas vraiment un puisqu’il a été échevin avant 2000.

Ecolo-Groen est donc dans l’opposition. Dont acte. Nous continuerons donc à essayer d’orienter le devenir de la commune via nos interpellations, nos questions, nos propositions afin que Saint-Gilles soit gérée comme elle le mérite, au profit de ses habitants et usagers.

Dans la ligne de mire

Comme exprimé pendant la campagne, certains dossiers nous tiennent particulièrement à cœur car ils sont selon nous particulièrement important pour l’avenir de la commune. Nous les suivrons avec une attention particulière pendant législature :

Je commencerais par la bonne gouvernance, vous le savez, c’est notre dada.

Nous attendons des signaux clairs par rapport :

– à des cumuls pour le moins étranges entre la fonction de conseiller communal et la fonction professionnelle occupée dans des institutions communales ;

– par rapport au contrôle des ASBL qui remplissent des missions de services publics ;

– par rapport à la transparence et l’information dans les inscriptions pour les logements communaux, les inscriptions en crèches et dans les écoles,… ;

– par rapport à l’évaluation des politiques publiques ;

– par rapport au fonctionnement du conseil communal, : mettre en place des commissions structurelles par matières qui se réunissent régulièrement, une présidence du conseil communal qui ne soit pas occupée par le ou la Bourgmestre mais bien par un ou une conseillère communales comme l’y autorise à présent la loi, une communication complète et transparente via le bulletin communal et le site de la commune… ;

Un mot sur la tentation du clientélisme. Un tel fonctionnement rompt avec le principe de l’égalité de traitement au détriment des plus faibles, de celles et ceux qui ne profitent d’aucune faveur mais qui espèrent légitimement la réalisation de leurs droits sociaux et culturels. Le clientélisme, c’est l’inverse de la justice sociale ; nous serons donc particulièrement attentifs à ce que vous résistiez à l’éventuelle tentation.

Divers projets urbanistiques vont aussi retenir notre attention.

L’aménagement du cœur de la Commune : le Parvis (grand et petit) et le Carré de Moscou. Il manque une vision cohérente. Pour le moment, on a des projets plic-ploc, gérés par des bureaux d’études différents : le centre interprétation Art Nouveau sur le Carré Monnaie, le parking sous-terrain au même endroit, le mise en piétonnier (ou semi piétonnier du Parvis), le réaménagement du bas de la rue du Fort et de la chaussée de Waterloo,…

Le développement du site des prisons de Saint-Gilles-Forest. Il n’est pas encore certain que le Fédéral décidera de les vider et de vendre. Mais il faut ouvrir les débats. Décadenasser. Prendre exemple sur des villes ayant tourné vraiment la page du 20ème siècle, comme Fribourg. Saisir l’opportunité pour développer la ville et offrir du logement à ceux qui ne peuvent plus se l’offrir sur la commune, via des mécanismes originaux. Aménager ces pans de la Cité en relevant à la fois les défis de la participation, de l’accessibilité financière, de la qualité de vie, de la mobilité, de l’environnement…

La zone Midi. Les prochains aménagements devront « corriger la sauce ». Permettre de faire ne sorte que les abords soient plus agréables et sécurisés, que les connexions piétonnes et en transports en commun soient meilleures.

Alain

La question de la mobilité retient aussi notre attention. Pourquoi diable attendre une hypothétique ordonnance régionale pour avancer dans un plan communal de mobilité ? De toute façon, des points noirs doivent trouver solution. Et la priorité être données aux usagers actifs dans la conception et la réalisation des aménagements.

L’insécurité reste également problématique. Récemment encore la presse a fait échos d’agressions violentes à divers endroit à Saint-Gilles. La Commune doit offrir des réponses structurelles via des politiques de police de proximité, mais aussi via un urbanisme intelligemment conçu, qui ne génère pas de l’insécurité par un mauvais aménagement des lieux. La multiplication des caméras de surveillance ne nous semble par contre pas être la solution : c’est coûteux à acheter et installer, à maintenir et à rendre opérationnel ; et, en plus, ça n’est globalement pas efficace. Une attention particulière doit aussi être accordée aux petits commerçants. Il n’est pas acceptable qu’un commerce se ferme pour cause d’insécurité.

Un mot enfin sur la cohésion sociale.

Saint-Gilles est une commune de plus en plus riche (augmentation des rentrées de l’impôt personnes physiques) et de plus en plus pauvre (augmentation des aides sociales au cpas). Cela laisse à penser qu’il y a une « tension sociale » de plus en plus importante au sein de la commune. Que les écarts entre les plus riches et les plus pauvres s’accroissent. Dans ces conditions, le maintien de la cohésion sociale, c’est à dire le sentiment d’appartenir ensemble à un territoire, avec des mécanismes de reconnaissance et solidarité entre les collectifs et entre les individus, est un véritable enjeu. Les huit conseillères et conseillers communaux Ecolo-Groen vous soutiendront dans les projets qui visent à maintenir ou augmenter cette cohésion : les investissements en enfance, jeunesse et enseignement (en visant non seulement du quantitatif, mais aussi le qualitatif, les briques ne peuvent suffire), ceux en formation et en cultures (au pluriel, en visant la rencontre). Là dessus, vous pourrez compter sur nous. Sur notre soutien à vos projets et sur nos propositions. Toujours.

Les olives et les pépins

Les dés sont donc jetés. Demain soir dimanche, le verdict électoral tombera. Les sondages ont beau s’accumuler, avec d’ailleurs souvent des résultats qui ne correspondent pas tout à fait, l’issue du scrutin est très incertaine, à l’heure d’écrire ces lignes.

A Bruxelles, si on veut reconduire confortablement un « olivier » PS-CDH, Ecolo, c’est à dire la coalition la plus progressiste possible, il faudrait que les partis concernés recueillent ensemble au moins le même nombre de sièges que dans le Parlement sortant. Il va sans dire que j’espère que ce sont surtout les résultats positifs d’Ecolo qui contribueront à ce qu’on y arrive.

Bon, vous me direz, le PS a (encore) raté sa conversion en un parti moderne, ces dernières années… Il y a cinq ans, Elio Di Rupo a mis à la tête de la Région Wallonne: Jean-Claude Van Cauwenberghe (Ministre-Président), Michel Daerden (Ministre du Budget) et José Happart (Président du Parlement Wallon). Trois hommes. Trois dinosaures. Trois politiques qui n’auraient pas dû passer le cap du 21ème siècle, tant leur vision de la gouvernance semble définitivement ringarde, à ranger aux oubliettes de l’histoire. A Bruxelles, Charles Picqué, s’il possède une incontestable envergure politique, semble être resté sur son discours de la fin des années 80 et ressasser les mêmes recettes un peu éculées. Il faudra sans doute attendre le prochain président ou la prochaine présidente du PS  pour espérer une modernisation qui touche autant les fondements que la façade du vieux parti, pour espérer que la nouvelle génération émerge réellement.

Oui, mais il y a un gros « mais », avant de considérer ce PS « non encore rénové » comme « infréquentable ». Car il reste incontestable que le programme social et économique du PS est plus compatible avec celui d’Ecolo que celui du MR. Que la vision de l’enseignement et de la formation du MR est pour le moins élitiste, tournée vers la performance et semblant oublier qu’il existe des handicaps sociaux et de la ségrégation sociale. Que l’écologie politique remet fondamentalement en question le modèle de l’économie libérale de marché, qui a conduit la planète à un certain « développement », mais aussi à une augmentation des écarts entre riches et pauvres, ainsi qu’à des désastres écologiques infinis. Or, ce modèle libéral est, chez nous, surtout porté par le MR.

A ceux qui pensent que le PS est incapable de se rénover et d’enfin faire des pas vers la bonne gouvernance et une vision moderne et émancipatrice de faire de la politique et qu’il faut donc ne pas s’allier avec ce parti, j’ai envie de leur demander s’ils pensent que le MR est capable de « tordre » suffisamment son credo libéral pour rendre ses objectifs politiques en tant soit peu compatibles avec ceux des écologistes, concernant l’économique, le social et l’environnemental. C’est un sacré pépin, cette quasi incompatibilité « génétique » entre écologie politique et libéralisme économique…

Entre les olives et les pépins, il est probable que les écologistes aient à choisir, au lendemain des élections. J’espère sincèrement que nous ferons le choix le plus digeste.