Victoire ! Le projet de trémie, balafre avenue Fonsny, semble abandonné

Depuis des décennies, la STIB veut mettre en souterrain les trams qui passent avenue Fonsny (actuellement les 81 et 82). Après l’avenue du Roi, les trams plongeraient vers de nouveaux quais souterrains à la station gare du Midi actuelle, puis vers la future station Constitution, appelée à remplacer la station Lemonnier. Un projet titanesque hyper coûteux (200 millions d’euros!), qui offre peu d’avantages, surtout au regard du coût. Et qui a de gros inconvénients, comme le creusement d’une trémie, un trou béant de plusieurs centaines de mètres de long au beau milieu de l’avenue Fonsny, ainsi que la disparition de l’arrêt Suède. Sans compter que l’accessibilité des trams en sous-sol est toujours inférieure à la surface (il faut emprunter escaliers, escalators ou ascenseurs… ce qui n’est pas toujours évident si on est chargé, avec enfants ou à mobilité réduite pour l’une ou l’autre raison).

Ce projet avait jusqu’ici été soutenu par la Région et la Commune. Il figure en tout cas dans le schéma directeur Midi, lancé sous l’ère Picqué comme Ministre-Président et finalisé par Rudi Vervoort.

Ecolo et Groen ont marqué leur désaccord par rapport à ce projet depuis plusieurs années. J’ai moi-même interpellé sur cette question à la fois au Parlement régional et au Conseil communal de Saint-Gilles.

Depuis quelques mois, la Commune de Saint-Gilles semble doucement changer d’avis et exprime un discours plus circonspect concernant la trémie Fonsny. L’approche des élections de 2018 peut être ? Toujours est-il que, fin avril, respectivement au Parlement régional et au Conseil communal, le Ministre-Président Vervoort et le bourgmestre Picqué se sont clairement exprimés en disant que des alternatives à la mise en souterrain du tram étaient concrètement à l’étude dans le cadre de l’étude d’incidence sur la station Constitution. Le tunnel n’est plus la seule option, mais ne semble même plus l’option favorisée. Charles Picqué allant jusqu’à dire, en séance publique du Conseil communal le 27 avril dernier, qu’il pensait, suite à des contacts et négociations avec la STIB, que le projet de trémie serait certainement abandonné et que le tram resterait en surface !

C’est une victoire claire pour tous ceux qui veulent des transports en commun efficaces et des améliorations rapides des lignes de tram via des solutions pragmatiques. Ceux qui pensent que le quartier du Midi ne peut, une fois de plus, être victime de projets aux conséquences urbanistiques plus que douteuses et qui ne répondent pas aux besoins des habitants. Ecolo a rendu publiques des alternatives crédibles à la mise en souterrain des trams et à la « métroisation » des lignes 3-4 (voir illustration jointe et l’article de la DH / La Libre. De premiers pas semblent posés dans la bonne direction !

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Quartier du Midi : il faut maintenant sortir des plans mégalos et impliquer les habitants !

A l’occasion d’un débat en commission Développement territorial ce 16 novembre, nous avons appris, de la bouche de Rudi Vervoort, Ministre-Président de la Région, que la SNCB a renoncé à investir dans les abords de la gare du Midi. Il y aura 80 millions pour modifier l’intérieur de la gare et les quais, mais rien pour l’extérieur.

Concrètement, rien ne se passera au niveau des « quadrilatères », les grands espaces qui se trouvent sous les voies qui sont surélevées entre la gare et la petite ceinture. Les choses resteront en l’état. Bien sûr, la SNCB pourrait, pour la énième fois, changer d’avis, mais nous pensons qu’il ne faut pas trop tabler là dessus. Car la rénovation de ces espaces coûterait cher, mais aussi aussi pour des raisons de sécurité : si un jour un problème devait survenir dans un de ces espaces, sous les voies, cela pourrait entraîner le blocage de la moité du trafic train du pays, qui passe par là !

midi-tourLe Ministre-Président a également annoncé que le schéma directeur Midi, approuvé en janvier dernier, serait transformé en PAD – Plan d’aménagement directeur-, un nouveau dispositif, avec force réglementaire, prévu dans le futur Cobat (Code bruxellois d’aménagement du territoire) annoncé pour dans quelques mois. Il y a donc une possibilité de revoir le schéma et de lancer un véritable processus participatif. Le futur PAD doit être plus réaliste, plus opérationnel, plus connecté à la réalité que le Schéma directeur, qui est dépassé dès sa naissance.

Alors que faire ? Depuis des années, nous réclamons que le schéma directeur Midi se recentre sur des objectifs réalistes, ne soit pas un plan megalo, incertain et qui mettra 20 ans à être réalisé, comme les plans précédents (les PPAS antérieurs « Picqué » de 1992/1995, désastreux d’un point de vue urbanistique, sont seulement en phase d’achèvement). Nous plaidons pour un Plan qui mise sur les réaménagements d’espaces publics qui sont de maîtrise régionale et pour lesquels la Région dispose de budgets, y compris via Beliris. Que la Région agisse là où elle maîtrise les choses et rapidement ! Un plan qui ne s’appuie pas de manière excessive sur des éléments extérieurs très incertains, comme les intentions des promoteurs privés ou encore celles des filiales immobilières de la SNCB… La Région doit sortir de la dépendance et avancer. Le quartier du Midi ne doit pas redevenir un énorme chantier de 20 ans, soumis à des plans délirants. Misons sur de nouveaux aménagements de l’avenue Fonsny, de l’esplanade de l’Europe, de la place Horta, de la petite ceinture (passage entre esplanade de l’Europe et Boulevard du Centre) qui fassent la part belle aux déplacements piétons, aux transports en commun de surface, à l’art urbain, à la mixité des fonctions, à la verdurisation ! Ces espaces sont actuellement horribles, il faut d’urgence des aménagements dignes du 21ème siècle.

Nous demandons également que la Région renonce à creuser une trémie tram au milieu de l’avenue Fonsy. Le tram 81 doit rester en surface et passer soit par la rue Couverte, comme actuellement, soit par la rue de l’Argonne pour traverser les voies. La mise en souterrain se justifie d’autant moins qu’on sait maintenant que SNCB n’investira pas dans la rue couverte et son prolongement, les quadrilatères. L’idée de faire un « chemin piéton » sous les voies, de la gare, via la rue couverte, vers la petite ceinture, est à l’eau… autant donc contribuer à y faire passer le tram.

Par ailleurs, notons que le projet pharaonesque de nouvelle gare internationale souterraine au Midi et de nouvelle jonction Nord-Midi est aussi abandonné par la SNCB.

Alain Maron,
député régional

Budget régional 2016 – Mobilité, logement, qualité de vie : on attend, on renonce, on enterre

Financièrement, la Région se porte bien, merci pour elle. La 6e réforme de l’État et le juste financement de Bruxelles sont passés par là. Pas besoin pour le gouvernement bruxellois de se saigner, de sabrer, d’opérer des arbitrages douloureux. Les moyens sont bien présents et les marges budgétaires pour mener des politiques qui soient ambitieuses existent.

Mais pour Ecolo, il manque une vision qui ne soit pas seulement planologique, un projet mobilisateur pour les Bruxelloises et les Bruxellois. Un projet qui s’adresse à eux.

Un projet qui placerait la qualité de vie des habitants au cœur des politiques, où les espaces publics rimeraient avec convivialité (pas forcément un projet de commercialisation du centre-ville qui éclipse le projet régional) ; une région où on développerait des transports en commun en site propre et en surface, confortables et aux fréquences élevées ; une région où l’on agirait efficacement pour réduire la pression automobile, contre le bruit, pour assurer une meilleure qualité de l’air, où on œuvrerait concrètement pour résorber une dualisation toujours croissante…

Logement : renoncement

L’accès à un logement adapté (taille, localisation) et salubre est de plus en plus difficile pour un nombre croissant de Bruxellois, pourtant le budget que la Région y consacre est… en baisse. Et ce pour la première fois en 10 ans ! C’est le monde à l’envers ! De 2006 à 2014, le budget logement avait bondi de 3,8 % à 5,4 % du budget régional. Le budget total de liquidation en logement diminue de 5,8 millions entre 2015 et 2016. Pour Alain Maron : « Le logement n’est, de fait, plus une priorité budgétaire ! Alors qu’il y a 3.000 logements vides et en attente de rénovation, la diminution des budgets rénovation logements sociaux (30 millions en moins) est tout bonnement incompréhensible. Il s’agit d’un renoncement coupable ». Pour Ecolo, ce n’est évidemment pas en sabrant dans les budgets qu’on trouvera une solution, c’est en faisant en sorte que la SLRB, les SISPs et l’ensemble des acteurs concernés disposent des outils (qui ont déjà été améliorés sous la législature précédente) nécessaires et avancent ! Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2014, la matière du bail est régionalisé. Qu’attend le gouvernement pour réguler le marché locatif et protéger ainsi les locataires qui sont impactés par le saut d’index ?

Environnement : rattrapage

En matière d’environnement, et après avoir honni les politiques antérieures et sabré dans les budgets en 2015, le gouvernement fait machine arrière. Il prend conscience de la pertinence et de l’importance des jalons posés depuis plus de 10 ans, tout comme du travail accompli par l’associatif. Face à l’urgence climatique, il faudra non seulement respecter les engagements internationaux mais surtout profiter de cette formidable opportunité pour améliorer la qualité de vie des Bruxellois : la qualité de l’air, l’environnement, la mobilité. Si en matière de propreté, le volontarisme est de rigueur avec l’engagement de 300 agents supplémentaires, la gestion des déchets est par contre, comme le déplore Arnaud Pinxteren : « toujours sujette à des budgets fantaisistes et une vision du passé consistant à recourir toujours trop systématiquement à l’incinération sans encourager suffisamment le tri et la valorisation ».

Mobilité: enterrement

En mobilité, le Ministre ne présente aucun projet neuf ou concret, il évite surtout de repenser le partage de l’espace public pour ne pas toucher aux voitures. On continue à investir dans de nouvelles infrastructures souterraines qui ne seront réalisées qu’à long terme pendant que l’entretien et la sécurisation des tunnels et métros existants se taillent la part du lion dans les budgets actuels.

Le métro Nord continue de manger des budgets d’étude alors qu’on n’a toujours pas de réponses sur son financement. Ce projet ne sera au mieux réalisé que dans 10 ans.

Les coûts d’entretien et de rénovation des ouvrages souterrains, qu’il s’agisse de tunnels routiers ou de métro et stations de métro monopolisent une grande partie de budget pour les années à venir. Et pourtant on s’entête à vouloir creuser encore et toujours. Car outre le métro Nord, il reste les projets des tunnels Meiser et Fonsny. Dans les deux cas, on parle de réalisations qui ne seront pas opérationnelles d’ici la fin de la législature. Pour Céline Delforge : « Cette législature est celle des lendemains qui chantent. Les réalisations à plus court terme sont celles qui étaient déjà entamées lors de la législature précédente, telle la prolongation du tram 94 ou la création du tram 9 »

Le budget dédié aux aménagements de surface en vue d’améliorer la fluidité du trafic des bus et des trams est revu à la baisse alors qu’il s’agit d’investissements rapides à réaliser et qui apportent des améliorations tangibles ! »

Enfin, on doit constater que les projets abandonnés s’accumulent, sous divers prétextes. Qu’il s’agisse du tunnel voitures à Meiser, abandon dont nous nous félicitons mais qui est plus dû à un manque d’argent qu’à une soudaine lucidité du Gouvernement, du tram 71 ou de l’automatisation du métro existant, ce qui aurait permis d’optimiser l’infrastructure existante.

Zoé Genot, cheffe de groupe Ecolo
avec Alain Maron, Arnaud Pinxteren, Céline Delforge, députés

Passage à L’Interview sur Télé Bruxelles ce 19 février

J’étais l’invité de Fabrice Grosfilley ce jeudi 19 février pour l‘Interview sur Télé Bruxelles.
Il a été question de taxis, Uber et autres politiques de mobilité, de survol de Bruxelles, d’indexation des loyers et de saut d’index sur les salaires, ainsi que de racisme et de cohésion sociale.

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Le REB et des lignes CHRONO pour un réseau de transports en commun de surface complet et efficace

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 6 : mettre en place, dès aujourd’hui, un réseau express bruxellois (REB), et développer les lignes de surface CHRONO sur le réseau de la Stib

Bruxelles souffre de la congestion automobile. Les impacts sont multiples : qualité de vie, qualité de l’air et mobilité s’en trouvent diminuées, pour les Bruxellois comme pour les navetteurs. L’attractivité de Bruxelles est elle aussi impactée par des déplacements intra-bruxellois difficiles. La capitale a besoin de réponses rapides, efficaces et peu coûteuses. Nous avons, durant cette législature, développé des solutions qui répondent à ces impératifs. Nous voulons les mettre en œuvre.

Le REB, réseau express bruxellois : 162 km de voies ferrées et 29 gares du réseau SNCB qui maillent Bruxelles du nord au sud et d’est en ouest, qui desservent de nombreux quartiers aujourd’hui isolés. Son tracé est complémentaire du réseau métro et renforce l’offre de trams et de bus, aujourd’hui insuffisants, et qui devront, demain, répondre à une demande croissante. Ce réseau ferré sous-exploité (avec parfois un train par heure, ou une desserte inexistante le week-end et en soirée) doit être mobilisé, et sera complémentaire au futur RER. Nous voulons une fréquence d’un passage tous les quarts d’heure.

Nous avons identifié un développement du REB en deux phases. Une première phase qui peut être mise en place directement, ne nécessitant ni travaux, ni permis. Le matériel déjà acquis par la SNCB pour le futur RER (les trains Désiro) pouvant être utilisé, le coût se limite aux frais d’exploitation de deux lignes : la ligne A de Moensberg à Haren (ligne 26) et la ligne B entre Berchem-Sainte-Agathe/Jette et la gare du Nord (ligne 50).Plan REB - phase 1
La seconde phase prévoit des aménagements d’infrastructure et la mise à disposition de nouvelles gares. La ligne A y est prolongée depuis la Gare du Midi jusqu’à Moensberg, desservant Forest et Uccle. La ligne B est étendue de la gare du Nord à Boitsfort. Plan REB - phase 2

En matière de coûts d’exploitation, le REB représente moins de 2% des kilomètres parcourus actuellement sur le réseau SNCB, et s’adresse à un public qui représente 10% de la population nationale.

Top CHRONO

Le déploiement des lignes CHRONO : des trams et des bus qui ne s’arrêtent que pour embarquer et débarquer les usagers, jamais dans les embouteillages.

Nous voulons, dans un avenir proche, développer le réseau de surface de la Stib en multipliant les lignes CHRONO, des lignes de bus et de tram à haut niveau de service.

Ecolo a identifié les lignes prioritaires sur lesquelles concentrer les efforts afin d’offrir aux usagers des lignes radiales performantes, reliant le centre à une rocade, elle aussi desservie par des lignes CHRONO. Ces lignes doivent être sorties du trafic automobile grâce à des sites propres, des contre-sens, des voies prioritaires, ou encore une priorité aux carrefours assurée par le système de télécommande des feux de signalisation.

A titre d’exemple, la ligne 7 sur le tronçon Heysel-Lambermont, a vu son temps de parcours passer de 17 à 13 minutes avec la multiplication des mesures. Soit un gain de 25% de capacité pour répondre à la demande d’offre à court terme.
Nous voulons un Plan régional de Transport de surface qui s’imposera à toutes les autorités et conditionnera l’octroi des aides régionales en matière de travaux publics.

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La future gare du Midi est sur les rails, la Région regarde passer les trains

Ce mercredi 21 mars, le collectif Jonction a organisé une soirée d’information-débat autour de l’avenir de la gare du Midi.

A cette occasion, Mr Bourlard de la SNCB Holding (un homme étiqueté PS et cheville ouvrière de la gare Calatrava à Liège), ainsi que Mr de Limburg, de la filiale immobilière Eurostation de la SNCB, ont présenté leurs projets concrets de transformation de la gare du Midi et de ses abords.


Comme déjà expliqué en détail dans un précédent article, la SNCB prévoit, à terme, de construire 250.000 m² de bureaux nouveaux au Midi (en plus des 100.000 m² du projet Victor du groupe privé Atenor) : une partie le long de l’avenue Fonsny et une autre dans un bâtiment en forme de V sur la gare même. Les premiers permis de la SNCB ne porteront cependant pas sur ces bureaux. Les pontes de la SNCB ont en effet annoncé pour « très bientôt » des dépôts de demandes de permis d’urbanisme concernant le réaménagement de toute la zone des « quadrilatères », l’espace entre la gare et la petite ceinture, avec l’avenue Fonsny à l’est et le Boulevard de l’Europe à l’ouest. La SNCB veut ouvrir les espaces sous les voies, rapprocher l’entrée de la gare du centre-ville, modifier radicalement la rue Couverte et faciliter les connexions avec le tram pour les usagers de la gare. Des plans qui semblent améliorer considérablement la situation actuelle, il est vrai désastreuse. Un gros point noir cependant, la volonté de la SNCB de fermer les futurs passages, avec galeries commerçantes, par rapport à la rue, alors qu’un des enjeux est d’ouvrir cette gare refermée sur elle vers l’extérieur et de faciliter plus les connexions piétonnes avec les quartiers environnants.

Le batiment prévu sur Fonsny au coin avec rue CouverteAutre bémol : à ce stade, il n’y a toujours pas d’accord explicite entre la Région et la SNCB concernant les abords de la gare. Le Gouvernement régional a en effet chargé son Agence de développement territorial (ADT) de réaliser un schéma directeur concernant l’avenir de toute la zone. Pour ce faire, l’ADT a consulté toutes les personnes ayant déjà travaillé sur le dossier, ainsi que les acteurs concernés, dont la SNCB. Le document de l’ADT, promis pour janvier passé, semble prêt, mais n’a toujours pas été discuté au niveau du Gouvernement régional. Il est donc, selon toute vraisemblance, dans les mains du cabinet Picqué qui le « peaufine » avant de le soumettre à discussion. Mais la SNCB, elle, n’attend pas : ses premiers permis d’urbanisme vont être déposés. Le schéma régional, censé planifier, arrivera donc… après les demandes de permis !

Outre les abords et les bureaux, la SNCB annonce aussi un projet de réaménagement complet de l’intérieur de la gare. Objectif : améliorer les circulations internes de la gare, qui sont pour le moment déplorables, améliorer les connexions vers les transports en commun et, enfin, améliorer les connexions piétonnes vers le centre-ville ainsi que la « lisibilité » et la visibilité dans le gare. Mais ces travaux-là ne sont pas encore planifiés. Pas demain la veille, donc.

La Commission ne viendra pas à Delta : une opportunité pour Auderghem et la Région !

Ce vendredi 2 mars, j’ai interpellé Charles Picqué au Parlement bruxellois concernant l’avenir du site Delta. Le Ministre-Président ayant annoncé dans la presse la probable non venue de la Commission sur ce site, contrairement à ce qui était annoncé jusqu’ici. Pour Ecolo, fortement impliqué dans ce dossier également au niveau local, le fait que la Commission renonce à s’installer sur le site ouvre des opportunités intéressantes pour une urbanisation qui réponde aux besoins actuels et futurs des Bruxellois.

La zone concernée, un terrain de plusieurs hectares propriété de la Société d’acquisition foncière (la SAF, contrôlée par la Région) offre aux yeux d’Ecolo un potentiel intéressant d’urbanisation. Outre l’installation confirmée du nouveau centre hospitalier du CHIREC sur le site, Ecolo appelle de ses voeux un quartier avec une forte mixité de fonctions, comprenant une large proportion de logements, d’espaces verts et équipement collectifs. Concernant les logements, Ecolo y voit une possibilité pour Auderghem d’augmenter son taux de logements publics à finalité sociale, actuellement un des plus bas de la Région, avec moins de 8% du parc locatif, afin de tendre vers l’objectif régional de 15% par commune.

Une autre option pourrait être de réfléchir au déplacement vers Delta du centre commercial « Carrefour » actuellement située au centre de la commune d’Auderghem, entre le Boulevard du Souverain et la station de métro Demey. Combiné à une suppression du viaduc Hermann-Debroux, cela offrirait la possibilité de réfléchir ensuite à une réurbanisation et un remaillage complet du centre d’Auderghem, avec, là aussi, une mixité de fonctions et une diversité de types logements (sociaux, moyens, privés…).

Enfin, Ecolo rappelle que tous les projets doivent viser à rencontrer l’objectif général de réduction de 20% du trafic automobile, conformément au plan Iris2. Lors du réaménagement du site, il faudra dès lors donner la priorité à la connexion aux transports publics (stations de métro Delta et Demey, entre autres), ainsi qu’à la promotion de la mobilité douce. A cet égard, construire de nouveaux tunnels en vue de connecter directement la E411 à Général Jacques, qui auraient pour conséquence non seulement de reporter le trafic vers le centre-ville, mais aussi d’augmenter de façon insoutenable la quantité de ce trafic, est pour nous une mauvaise option.

(texte en coopération avec la locale Ecolo d’Auderghem, singulièrement Pierre-Yves Herzl, chef de groupe au Conseil communal d’Auderghem)