Quartier du Midi : il faut maintenant sortir des plans mégalos et impliquer les habitants !

A l’occasion d’un débat en commission Développement territorial ce 16 novembre, nous avons appris, de la bouche de Rudi Vervoort, Ministre-Président de la Région, que la SNCB a renoncé à investir dans les abords de la gare du Midi. Il y aura 80 millions pour modifier l’intérieur de la gare et les quais, mais rien pour l’extérieur.

Concrètement, rien ne se passera au niveau des « quadrilatères », les grands espaces qui se trouvent sous les voies qui sont surélevées entre la gare et la petite ceinture. Les choses resteront en l’état. Bien sûr, la SNCB pourrait, pour la énième fois, changer d’avis, mais nous pensons qu’il ne faut pas trop tabler là dessus. Car la rénovation de ces espaces coûterait cher, mais aussi aussi pour des raisons de sécurité : si un jour un problème devait survenir dans un de ces espaces, sous les voies, cela pourrait entraîner le blocage de la moité du trafic train du pays, qui passe par là !

midi-tourLe Ministre-Président a également annoncé que le schéma directeur Midi, approuvé en janvier dernier, serait transformé en PAD – Plan d’aménagement directeur-, un nouveau dispositif, avec force réglementaire, prévu dans le futur Cobat (Code bruxellois d’aménagement du territoire) annoncé pour dans quelques mois. Il y a donc une possibilité de revoir le schéma et de lancer un véritable processus participatif. Le futur PAD doit être plus réaliste, plus opérationnel, plus connecté à la réalité que le Schéma directeur, qui est dépassé dès sa naissance.

Alors que faire ? Depuis des années, nous réclamons que le schéma directeur Midi se recentre sur des objectifs réalistes, ne soit pas un plan megalo, incertain et qui mettra 20 ans à être réalisé, comme les plans précédents (les PPAS antérieurs « Picqué » de 1992/1995, désastreux d’un point de vue urbanistique, sont seulement en phase d’achèvement). Nous plaidons pour un Plan qui mise sur les réaménagements d’espaces publics qui sont de maîtrise régionale et pour lesquels la Région dispose de budgets, y compris via Beliris. Que la Région agisse là où elle maîtrise les choses et rapidement ! Un plan qui ne s’appuie pas de manière excessive sur des éléments extérieurs très incertains, comme les intentions des promoteurs privés ou encore celles des filiales immobilières de la SNCB… La Région doit sortir de la dépendance et avancer. Le quartier du Midi ne doit pas redevenir un énorme chantier de 20 ans, soumis à des plans délirants. Misons sur de nouveaux aménagements de l’avenue Fonsny, de l’esplanade de l’Europe, de la place Horta, de la petite ceinture (passage entre esplanade de l’Europe et Boulevard du Centre) qui fassent la part belle aux déplacements piétons, aux transports en commun de surface, à l’art urbain, à la mixité des fonctions, à la verdurisation ! Ces espaces sont actuellement horribles, il faut d’urgence des aménagements dignes du 21ème siècle.

Nous demandons également que la Région renonce à creuser une trémie tram au milieu de l’avenue Fonsy. Le tram 81 doit rester en surface et passer soit par la rue Couverte, comme actuellement, soit par la rue de l’Argonne pour traverser les voies. La mise en souterrain se justifie d’autant moins qu’on sait maintenant que SNCB n’investira pas dans la rue couverte et son prolongement, les quadrilatères. L’idée de faire un « chemin piéton » sous les voies, de la gare, via la rue couverte, vers la petite ceinture, est à l’eau… autant donc contribuer à y faire passer le tram.

Par ailleurs, notons que le projet pharaonesque de nouvelle gare internationale souterraine au Midi et de nouvelle jonction Nord-Midi est aussi abandonné par la SNCB.

Alain Maron,
député régional

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Le Parlement, avec les écologistes, réussit à imposer la participation dans la politique de rénovation urbaine !

Ce mercredi 13 juillet la commission du développement territorial s’est à nouveau penchée sur la nouvelle ordonnance organique de revitalisation urbaine, un projet d’ordonnance déposé par le Gouvernement bruxellois. Un texte assez mauvais, souvent mal rédigé et qui impose un nouveau mécanisme pour remplacer progressivement les contrats de quartiers durables : les contrats de rénovation urbaine (CRU).

Dans ces CRU, les dispositifs de participation, qui sont une des pierres angulaires des contrats de quartiers durables existants, passent à la trappe. Ces CRU sont dotés de 110 millions sur 5 ans ; des montants déduits des budgets des contrats de quartiers durables… Malgré cet important engagement d’argent public, dans une matière aussi importante que la rénovation urbaine, le texte du gouvernement ne prévoyait donc aucun dispositif de participation, et mettait en place un dispositif entièrement top-down.

reno_urbaineLes discussions, entamées deux semaines plus tôt, ont été au départ cadenassées par la majorité. Dans un premier temps, elle n’a en effet donné suite à strictement aucun de nos amendements, qui portaient, entre autres, sur la concertation avec les habitants et l’implication des acteurs, la possibilité d’avoir aussi du logement social dans les projets (en plus des logements publics moyens) ou encore la réduction des délégations au Gouvernement (trop de « chèques en blanc » au Gouvernement).

Et pourtant, dès l’entame des discussions, les partenaires du PS – Défi et CDH – avaient exprimés verbalement des réticences sur certains aspects du texte. Le monde économique et social avait aussi exprimé des réserves importantes à l’encontre du texte (via les avis du Conseil économique et social et de la Commission régionale de développement, notamment).

Ecolo force la porte de négociations

Au total, les députés se sont réunis pendant près de 20 heures, sur deux séances de travail sur les articles du texte, durant lesquelles Ecolo et Groen n’ont rien lâché, ni sur les critiques générales du texte, ni sur les dizaines d’amendements que nous avons déposés. Un travail de longue haleine qui, mercredi 13, après des heures d’échanges denses, a finalement conduit le Gouvernement, à la demande explicite d’Ecolo, à accepter d’ouvrir une véritable discussion constructive incluant majorité et opposition, dans un groupe de travail spécifique. Nous avons réellement forcé la porte de la discussion.

Les écologistes ont alors exigé que soient mis sur la table les amendements mettant en place un dispositif de participation dans le nouvel outil, les CRU. Au final, un accord est intervenu entre tous les groupes politiques sur ces amendements. Si le compromis accepté est forcément discutable et ne va pas aussi loin que nous l’aurions souhaité, les amendements finalement votés ce mercredi en commission représentent une avancée notable pour ce texte et sont dans la ligne des revendications portées par Ecolo. Un AG participative, organe d’information et concertation, dont la composition comprendra les acteurs sociaux, culturels et économiques, sera réunie dès le départ et pendant toute la durée de chaque CRU. Par ailleurs, tous les projets de plus de 2,5 millions seront soumis à un processus de participation particulier, dès l’entame des projets.

Qui plus est, le texte ne sera pas voté en force en cette fin d’année parlementaire, et reviendra en séance plénière en septembre. On sort de la pression de l’urgence.

Des trois axes identifiés comme particulièrement faibles dans le textes de la majorité, seul, aujourd’hui, celui de la participation a néanmoins connu une avancée réelle. Restent la place minoritaire donnée à la création de logement social, et l’absence de dispositif d’évaluation des outils de rénovation urbaine en Région bruxelloise. Ecolo défendra à la rentrée, lors de l’examen final du texte, des avancées sur ces deux volets.

Je suis candidat au Parlement bruxellois (5ème effectif)

Ce dimanche 25, pour la plupart, vous irez voter

Ces élections sont importantes : trois scrutins simultanés qui vont décider des orientations politiques pour les cinq années à venir aux niveaux européen, fédéral et régional. Pour Ecolo aussi, l’enjeu est important. Nous voulons ancrer l’écologie politique dans le paysage et aller plus loin dans la transition écologique de la société. Intégrer réellement les enjeux sociaux, environnementaux et économiques; sortir des logiques actuelles qui nous mènent dans des impasses et drames sociaux et environnementaux; promouvoir des politiques qui améliorent les choses ici et ailleurs sur la planète, qui donnent des résultats maintenant mais en pensant aux générations futures: c’est çà la singularité d’Ecolo !

Une centaine de personnalités des mondes artistique, académique, associatif, entrepreneurial… conscientes des urgences sociales et environnementales ont d’ailleurs répondu à l’appel à soutenir l’écologie politique. Vous pouvez les rejoindre en signant vous aussi cet appel !

Et, pour ma part, je me présente à la 5ème place effective sur la liste Ecolo pour le Parlement bruxellois.

10 propositions à notre sauce

Avec mes co-listiers Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Catherine Morenville et Magali Plovie, nous avons décidé de mettre en évidence 10 propositions issues du programme Ecolo et reformulées à notre sauce; elles me tiennent particulièrement à coeur :

un concept innovant pour améliorer l’accès à la propriété à Bruxelles
réguler le marché locatif, pour que Bruxelles soit accessible
le REB et des lignes CHRONO pour un réseau de transports en commun de surface complet et efficace
la création de nouvelles écoles comme opportunité pour de nouvelles pédagogies, pour tous les publics
des propositions pour réduire la fracture scolaire
une alliance emploi – non-marchand
l’individualisation des droits sociaux, comme vecteur d’égalité
vers une politique globale et intégrée de santé à Bruxelles
favoriser l’agriculture urbaine et la nourriture de qualité dans les collectivités
créer d’urgence plus d’espaces verts à Bruxelles

Un bilan, rendre des comptes

capture bilanUn court bilan de mon action est téléchargeable ici en PDF.

Pour en savoir plus sur les dossiers que j’ai suivi (en logement, aménagement du territoire, fiscalité, cohésion sociale, informatique…), n’hésitez pas à visiter cette page du blog qui vous guidera vers des explications détaillées sur quelques dossiers (moyens mise en oeuvre et résultats obtenus), dont : l’amélioration de la régulation et de la gouvernance dans les logements publics, la production de logements sociaux au sein des projets privés, l’encadrement du parc locatif privé, le dispositif d’accueil des primo-arrivants ou encore la promotion des logiciels libres et de l’opendata.

Fin de campagne 

Vous avez certainement eu nombre de sollicitations durant cette campagne. Chez Ecolo, nous nous sommes efforcés de faire campagne de manière cohérente avec notre projet politique : en misant d’abord sur le collectif et en n’étant pas dans la concurrence démentielle entre les candidats d’une même liste. Nous avons aussi fait une campagne de proximité, visant le contact direct : dans les lieux publics bien sûr, mais aussi à l’occasion de très nombreux débats et rencontres, que nous avons souvent soit sollicités, soit organisés nous mêmes. Et en utilisant aussi réseaux sociaux et leurs possibilités d’interactivité.

Bon vote à vous ce dimanche ! Il y a donc trois élections. Pour chaque élection, vous pouvez voter pour plusieurs candidats d’une même liste.
Ces votes vont déterminer comment l’Europe, la Belgique et les Régions seront gérées pendant 5 ans. Car les partis défendent tous un projet de société différent. Ca vaut donc la peine d’y réfléchir quelques minutes avant de se rendre au bureau de vote 🙂

Ecolo-Groen obtient de moderniser et démocratiser le Conseil communal à Saint-Gilles !

Le groupe Ecolo-Groen a déposé la semaine passée un projet complet de nouveau règlement d’ordre intérieur du Conseil communal à Saint-Gilles. La majorité nous a proposé de ne pas mettre au vote le texte lors du conseil communal de ce jeudi 27 mars, mais de le faire le mois prochain, après une réunion de travail avec tous les groupes, en vue d’amender notre texte. Nous avons accepté.

Le conseil communal de Saint-Gilles, à notre initiative, aura donc bientôt un nouveau règlement d’ordre intérieur. Il était en effet plus que temps de dépoussiérer le règlement actuel et de l’adapter à la fois aux nouvelles législations, mais aussi et surtout à de nouveaux objectifs au niveau de la transparence, de la participation et de l’augmentation de la qualité du travail des conseillers.

manif conseil communal
Notre proposition intègre les éléments suivants :

– possibilité de présidence du Conseil par quelqu’un d’autre que le Bourgmestre (le PS s’était montré favorable il y a quelques mois, mais, maintenant, Mr Picqué semble accroché au siège de président du Conseil) ;

– facilitation des interpellations citoyennes et possibilité de mini débat au Conseil suite à celles-ci ;

– instauration de commissions de travail effectives à partir du Conseil ;

– permission automatique de filmer, enregistrer et diffuser les débats au conseil (l’idée étant, à terme, d’aller vers une diffusion en streaming) ;

– mise en place d’un droit d’interpellation général (et pas seulement un droit à poser des questions techniques, comme jusqu’à présent), conformément aux dernières modifications de la loi communale ;

– un véritable compte-rendu synthétique des débats, mis en ligne sur le site de la commune (avec mise en évidence des débats liés aux questions et interpellations des conseillers) dans un délai de 5 semaines.

A la demande d’Ecolo-Groen, une réunion de travail s’est tenue avec la majorité il y a quelques mois concernant la mise à jour du ROI du conseil. Nous avions formellement envoyé début septembre la liste des éléments à modifier dans ce ROI, à notre sens, avec promesse de la majorité de lancer le travail effectif de modification pour fin septembre. Las d’attendre celle-ci, nous avons donc déposé notre propre texte, pour activer les choses. Avec résultat : un nouveau ROI sera voté en avril !

Notre proposition de ROI : ROI Ecolo-Groen 2014

Prisons à Bruxelles : de Haren à Saint-Gilles, la Région et les riverains doivent avoir leur mot à dire !

Le Gouvernement fédéral espère construire d’ici 2016 une nouvelle prison à Haren, dans la perspective d’accueillir les détenus de Saint-Gilles, Forest et Berkendael, dans des conditions plus conformes à la dignité humaine.

Ce vendredi 16 mars est la date limite de réponse à l’appel d’offres pour la réalisation et l’entretien de la future prison de Haren, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Un marché qui porte sur un montant de 300 millions d’euros. Or, des questions se posent sur le site choisi. Il s’agit en effet du dernier espace vert de cet envergure dans le nord de la Ville. Par ailleurs, ce complexe pénitencier va accroître le caractère enclavé de l’entité de Haren et pose des questions sur l’accessibilité ou la distance par rapport au Palais de Justice pour le transport des prisonniers, par exemple.

Ce mardi 13 mars, ma collègue députée régionale Marie Nagy a donc interpellé Charles Picqué en commission Aménagement du territoire du Parlement bruxellois sur la position de la Région dans ce dossier concernant les coûts pour la Région, les mesures qui seront prises pour assurer la transparence et la publicité des décisions, ainsi que la participation des habitants. Pour Marie Nagy, «la Région doit imposer une étude d’incidences, qui est le seul moyen d’étudier finement l’ensemble des impacts du projet, d’assurer l’information à la population, ainsi que d’étudier des hypothèses alternatives crédibles au niveau de la localisation».

Outre les questions qui se posent pour le site de Haren, la désaffectation progressive des sites de Saint-Gilles, Forest et Berkendael offre incontestablement des perspectives intéressantes pour développer de nouveaux quartiers à cet endroit.

Dimanche 11 mars dernier, les locales Ecolo de Saint-Gilles et Forest ont organisé un après-midi de réflexion sur cette thématique, qui a rassemblé près de septante personnes, avec promenade autour des lieux, exposés et ateliers participatifs. Les participants ont axé leur réflexion autour des fonctions à placer sur le site, des enjeux de mobilité, de la vision de la mixité, de la connexion avec les quartiers avoisinants, etc. Il en ressort une forte volonté d’avoir de nouveaux quartiers qui soient correctement reliés aux quartiers environnants et qui mixent les fonctions et les publics. Les nouveaux aménagements devront répondre aux besoins actuels de Bruxelles et des Bruxellois.

Enfin, ce vendredi 16 mars, j’interpellerai  Charles Picqué en séance plénière du Parlement bruxellois – tout comme Annemie Maes (Groen) – concernant le devenir des sites des prisons de Saint-Gilles, Forest et Berkendael. Mon intervention portera principalement sur les instruments que va déployer la Région pour s’assurer d’être aux commandes, concernant l’avenir de la zone: quels outils urbanistiques, quels moyens de maîtrise du foncier? Dans tous les cas, j’estime qu’il faut à tout prix que nous évitions un scénario où le Fédéral vendrait le plus cher possible ses terrains à des promoteurs qui y feraient surtout ce qui est le plus rentable pour eux, sans se préoccuper du tout de l’intérêt général régional. Pour Ecolo, il est en outre important que les procédures mises en oeuvre soient les plus transparentes et participatives possible. Les capacités et expériences en matière de participation devront donc être prises en compte lorsqu’il s’agira d’établir les cahiers de charges en vue de choisir les bureaux d’études qui plancheront sur la zone pour le compte de la Région et/ou des communes concernées.

Saint-Gilles indignée

Suivant les exemples espagnols, plusieurs dizaines de personnes ont installé un campement sur la place Marie-Janson, appelée aussi « Carré Hôtel des Monnaies », le grand espace qui jouxte le Parvis. Au coeur de leurs revendications : une démocratie plus participative et un changement des modèles économiques qui guident l’action des gouvernements et les instances internationales (FMI, Banque mondiale, etc.).

Ils organisent des assemblées, débats, animations (y compris pour enfants),…

N’hésitez pas à y passer : le dialogue y est vite noué avec les participants !